Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
- Film américain sorti le 01 juillet 2009
- Réalisé par Woody Allen
- Avec Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr,
- Comédie, Romance
Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a rate son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre de l'autre. Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman
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Après un franchement décevant Vicky, Cristina, Barcelona, déception qui n'a pas été par contre partagé par tout le monde, Woody Allen revient à New-York et signe son meilleur film depuis Match Point.
Bonne nouvelle tout d'abord, ce nouveau film est beaucoup plus dynamique, beaucoup plus caustique, beaucoup plus drôle et divertissant d'une manière plus générale que les précédents. La surprise du film est que, malgré le fait que le personnage soit l'archétype du juif névrosé et cynique auquel Woody Allen se plaisait auparavant à interpréter, ce n'est pas lui que l'on retrouve à l'affiche mais un certain Larry David, inconnu chez nous mais très célèbre aux Etats-Unis. Ce dernier est surement le clone le plus incroyable du réalisateur new-yorkais et se débrouille à merveille dans ce rôle. C'est bien simple on croirait voir et entendre Woody Allen. Face à lui il y a Evan Rachel Wood, parfaite de justesse, que l'on avait déjà vu dans The Wrestler cette année. Le reste du casting est tout aussi convenable et le scénario fourmille de retournements de situations loufoques et savoureux. Woody Allen semble donc en grande forme et s'amuse avec le public lorsqu'il laisse son personnage principal parler et interagir avec lui comme il l'avait fait dans Annie Hall. Critiquant les bonnes moeurs, les préjugés et les principes, le scénario de Whatever Works s'enlise dangereusement sur la fin avec un petit coté moralisateur, mais n'est-ce pas en fin de compte le but de ce genre de film ? Ce dernier est d'ailleurs porteur d'un message optimiste, c'est-à-dire que tout le monde peut changer et que l'on peut reprendre le contrôle de sa propre vie, ce qui, lorsque l'on observe la plupart des films pessimistes en ce moment, n'est pas désagréable.
Figures en marge, par choix ou par nature, Whatever Works dresse un portrait amusé et amusant de ces personnages tout en gardant un humour ironique voire noir comme l'affectionne tant Woody Allen. Et puis il est difficile de ne pas céder aux pitreries de Boris en complet décalage avec le reste de l'humanité (il faut voir sa tête quand au lieu dentendre la 9ème symphonie de Beethoven il tombe sur une musique « de sauvages et de jeunes décérébrés ») et au mimétisme touchant, mais parfois hilarant, de la jeune Mélodie, qui essaye vainement d'arborer le pessimisme de son « mari ».
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