Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
- Film américain sorti le 13 mai 2009
- Réalisé par Ron Howard
- avec Tom Hanks, Ewan McGregor, Stellan Skarsgard,
- Thriller, Fantastique
Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les « Illuminati », qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en a la certitude. Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales... Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse. Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est un clé, chaque révélation un danger...
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La même équipe, le même auteur, Ron Howard, Da Vinci Code,... Qu'est-ce qui pouvait nous motiver à aller voir Anges et Démons ? Rien si ce n'est le fait qu'il était impossible de faire pire que le DVC, objectivement et de loin le thriller américain le plus lamentable de ce début du XXIème siècle.
C'est donc trois ans après que l'on retrouve Robert Langdon, toujours campé par Tom Hanks dont on ne peut que regretter ses anciens grands rôles mais qui semble néanmoins plus à l'aise que dans le DVC, qui n'a que quelques heures devant lui pour déjouer un complot contre le Vatican. Une différence notable par rapport au premier opus c'est le rythme, et l'arrivée d'un certain David Koepp au scénario (L'Impasse, Jurassic Park, La Guerre des mondes, Spider-man pour ne citer que ses meilleurs scripts) n'y est surement pas pour rien. Là où le DVC enchainait très mollement deux séquences « d'action », Anges et Démons se vit comme une course frénétique contre la montre particulièrement influencée par la série 24 ou les films d'actions actuels qui enchainent tout à toute allure. Cette suite a donc comme premier avantage de ne laisser que peu de répit aux spectateurs et de l'empêcher ainsi de piquer du nez. Plus violent, plus sombre, plus frénétique et intense, Anges et démons fait figure de petit chef d'oeuvre face au premier film.
L'autre avantage qu'il possède c'est son casting qui évite de prendre des stars pour attirer le public, là où le DVC mélangeait Tom Hanks, Audrey Tautou (descendante du christ quand même), Alfred Molina, Jean Reno, Ian McKellen et Jean Pierre Marielle. Mis à part le premier, seul Ewan McGregor peut être considéré comme une tête d'affiche. Ce dernier est véritablement celui qui s'en tire le mieux en composant un camerlingue inoffensif et naïf en apparence, et c'est lui qui bénéficiera de la scène la plus étrange du film ; celle où, ayant sauté d'un hélicoptère qui explose par l'antimatière qu'il contenait, se met à voltiger dans les airs avec un frêle parachute au dessus d'une place St Pierre bondée alors que les trace de la gigantesque explosion laisse un ciel apocalyptique, à la fois mi-sombre et mi-lumineux. Scène magnifique car totalement absurde mais aussi d'un ton très poétique et christique qui tranche avec la pruderie du film. Dans les acteurs on peut cependant regretter que Ayelet Zurer, pourtant si touchante dans Munich de Steven Spielberg, soit complètement sous-exploité, se contentant de faire-valoir féminin et qui passe son temps à dire des phrases incompréhensibles (scientifiques ou historico-artistiques).
Mais le film ne possède aucune personnalité, Ron Howard n'ayant aucun autre style que celui de l'esbroufe visuel. De ce coté d'ailleurs la reconstitution du Vatican est très impressionnante sauf sur certains plans un peu trop factices. La musique de Hans Zimmer est magistrale quoiqu'un peu trop grandiloquente à certains moments. Le problème est que le film passe à coté de son sujet et qui, au lieu de développer son aspect subversif et critique, se contente de faire le minimum syndical c'est-à-dire de tenir éveillé le spectateur sans pour autant le passionner. Le film s'oublie donc dès la sortie de la salle et, malgré ces quelques qualités, surtout si on se réfère au DVC, il ne rend pas un troisième opus nécessaire.
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