Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)

Publicité

Dragon Ball Evolution

                                    Twentieth Century Fox France

 - Film américain sorti le 01 avril 2009

 - Réalisé par James Wong

 - avec Justin Chatwin, Emmy Rossum, Jamie Chung,…

 - Action, Science-fiction, Fantastique, Aventure

          Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est très loin de ce qu'il avait imaginé. Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d'une mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du désert, et Chi Chi pour qui son coeur bat. Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité... 

 

Justin Chatwin et Emmy Rossum. Twentieth Century Fox FranceJames Marsters. Twentieth Century Fox France 

           Il y a des films qu'il vaudrait mieux ne jamais faire. Cette pseudo-adaptation d'un classique du manga en est un. Film aberrant, l'idée même d'une adaptation sérieuse de Dragon Ball était déjà insensée. Mais on n'arrête pas les producteurs américains toujours plus attiré  par le fric que l'amour de l'art.

           Ayant déjà décidé de souiller la culture japonaise ils vont peu à peu détruire cette audacieuse entreprise. Le budget est estimé à 100 millions de dollars, 10 seulement sont visibles à l'écran tant le résultat est catastrophique. Les effets spéciaux sont dans l'ensemble indignes d'une production de ce genre et particulièrement à notre époque. Pas d'explosion de ville, ou alors sous les nuages ce qui est bien pratique, un dragon synthétique brillant pour ne pas montrer qu'ils l'ont raté, des monstres qu'on ne voit presque pas, un singe en image de synthèse de deux mètres que n'aurait pas renier le King Kong (1 et 2 allez soyons fous) des années 70. D'une esthétique plus que douteuse, Dragon Ball Evolution (oui ils ont rajouté un mot, histoire que l'on ne puisse pas les accuser de détruire le manga originel) ne bénéficie d'aucun secours de la part de la réalisation, il faut dire que c'est le tâcheron James Wong qui se charge de couler son propre navire.

          En plus de cela, DBE ne respecte en rien le manga, mis à part le nom des personnages, alors autant condamner tout de suite cette démarche minable et scandaleuse qui consiste à faire du fric en utilisant le nom d'une franchise qui a fait ses preuves et qui est adulée par des millions de fans à travers le monde. Maintenant Sangoku est un ado américain pré pubère, timide, humilié par de gros lourds et qui est secrètement amoureux de la plus belle (et niaise) fille du lycée qui est bien entendu avec le chef des gros lourds. Donc à la place du manga épique, nous voila face à un teen movie dans la plus pure et abjecte tradition. Rien ne nous sera épargné et mieux vaut ne pas faire la liste des scènes ridicules car cela obligerait de citer presque la totalité du film. L'histoire a dû être raccourci par les producteurs de près d'une heure (du moins on espère que le film ne montre pas le scénario initial complet), ce qui fait que des personnages meurt au bout de deux scènes et qu'objectivement on en a rien à faire, et que des couples se forment toutes les cinq minutes. L'humour y est absent, en tout cas « l'humour drôle », si ce n'est le rire involontaire que l'on a à regarder ce produit.

          Les acteurs font pitié par le fait qu'ils n'ont pas l'air de voir que leur future carrière est en train de se briser. Justin Chatwin, clone en jeune de Tom Cruise avec qui il avait joué dans La Guerre des Mondes de Spielberg, n'arrive pas à être crédible une seule seconde dans son rôle et pourtant il essaye, mais le problème est qu'il était déjà l'unique défaut du film de Spielberg (oui, pire que la gamine qui hurle toutes les deux minutes) et qu'il ne pouvait rien faire de bon dans DBE. Les autres acteurs sont plats et dans le surjeu, mais on atteint des sommets avec Jamie Chung qui interprète Chi Chi, fasciné par le « ki » (symbole phallique peut-être ?) de Sangoku et qui possède une voix de demeuré. Elle n'arrive même pas à rendre intéressante la scène originale (car touchante de naïveté et n'ayant rien à faire dans Dragon Ball) où Sangoku allume des lanternes avec son « kamehameha » pour se rapprocher d'elle. L'autre acteur « dantesque » est le nullissime James Masters, déjà vue dans quelques séries abjectes, qui n'arrive qu'à déchainer le rire du spectateur avec son maquillage mal foutu et hideux en plus d'être infidèle au manga. Le film atteint un sommet de nanardise lors des dix dernières minutes avec un combat « foutage de gueule » qui enchaine les situations débiles au milieu de boules de feu qui font des bruits de feu d'artifices et des cris des deux combattants qui resteront gravé à jamais dans la mémoire du spectateur.

          Dire que c'est le pire film de tous les temps est exagéré, la barre étant quand même mise très haute. Dragon Ball Evolution est en fait un film fascinant, où chaque élément de celui-ci l'entraine lentement vers sa perte, c'est le spectacle d'un non-évènement, d'un ratage et d'une arnaque absolu. Et ils préparent une suite parait-il, alors que l'on dit que les suites sont généralement moins bonnes que l'original. Cela ne peut laisser que rêveur en vue du spectacle à venir. Néanmoins allez impérativement le voir, un nanar de cette ampleur ça ne se voit qu'une fois tout les cinq ans.

* * * * 

Justin Chatwin et Emmy Rossum. Twentieth Century Fox France

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article