Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
Film américain sorti le 07 mars 2012
Réalisé par Andrew Stanton
Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton,…
Science-fiction, Aventure, Action
L’ancien capitaine John Carter, las de la guerre civile qui ravage les Etats-Unis en cette fin de XIXe siècle, se trouve mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom, où il se laisse entraîner malgré lui dans un terrible conflit entre Tars Tarkas et la fascinante princesse Dejah Thoris. Dans un monde au bord du gouffre, Carter redécouvre son humanité en prenant conscience que la survie de cette planète et de ses habitants est entre ses mains.
A l’heure où ces lignes sont écrites, le sort du John Carter d’Andrew Stanton est quasiment scellé. Il peut dors et déjà être considéré comme l’un des plus grands échecs financiers cinématographiques de ces dernières années. On pourrait se pencher des heures sur la façon dont on a pu aboutir à une telle catastrophe. Mais pour cela il faut d’abord remonter à la genèse du projet. John Carter est l’un des personnages principaux du « Cycle de Mars » écrit à partir de 1917 par Edgar Rice Burroughs, l’auteur très célèbre de « Tarzan ». Si l’œuvre n’est pas forcément excessivement populaire en France, il faut savoir que les onze ouvrages de cette série constituent rien de moins que l’une des bases fondamentales de la SF et de la « mythologie » du XXème siècle. Une œuvre dont on retrouve l’influence dans au moins trois quarts des romans/films/bandes dessinées/jeux vidéos futuristes ou d’héroic fantasy.
Disons, pour résumer brièvement, que l’adaptation sur grand écran du « Cycle de Mars » peut être aussi considérée comme le plus long « developement hell » de l’Histoire du cinéma. Son histoire commence en 1931 avec le réalisateur d’animation Bob Clampett qui tenta d’adapter, sans y aboutir, le premier livre intitulé « La Princesse de Mars » en dessin animé. Mais en 1936, les tests utilisant la rotoscopie reçurent un mauvais accueil et le projet tomba momentanément à l’eau. Il fut ensuite repris par le célèbre animateur en stop-motion Ray Harryhausen au cours des années 50, avant d’être repoussé aux années 80 après les succès de Star Wars (film sur lequel l’œuvre de Burroughs a une influence primordiale) et de Conan le Barbare de John Milius qui avait mis au gout du jour les grands héros musclés et les univers de fantasy. Le projet chapeauté par Disney eut même un temps un tandem des plus prometteurs avec John McTiernan en metteur en scène et Tom Cruise en John Carter. Mais le premier abandonna en réalisant que les effets spéciaux n’étaient pas encore assez avancés pour permettre de retranscrire le monde de Barsoom (le nom que les autochtones donnent à Mars).
Le projet d’adaptation refit surface au début des années 2000 avec un scénario de Mark Protosevitch et Robert Rodriguez derrière la caméra. Ce dernier souhaitait même engager Frank Frazetta en tant que designer du film ; Frazetta étant entre autres connu pour ses impressionnantes illustrations du cycle de Mars. Le projet, qui était alors produit par la Paramount, était sur la bonne voie, avant que Rodriguez ne se retrouve obligé d’abandonner le poste de metteur en scène pour le céder à Kerry Conrad (Captain Sky et le Monde de demain) puis à Jon Favreau (Iron Man) en 2005. A l’inverse de Rodriguez qui souhaitait tout filmer en studio et sur fonds verts, Favreau préférait tourner avec des effets plus pratiques, parfois en décors naturels, comme cela avait été le cas pour La Planète des Singes. Favreau finit cependant par se lasser du film et la Paramount céda de nouveau les droits à Disney qui engagea Andrew Stanton et Mark Andrew (puis l’auteur Michael Chabon) pour en écrire un scénario que le premier réaliserait. Comme dernier rappel, ce dernier est connu pour être le réalisateur oscarisé de deux bijoux « made in Pixar » avec Le Monde de Nemo et le sidérant Wall-e. L’unique hic : John Carter est son premier film « live ».
Inexpérience et tâtonnements
On en conviendra, il y a débuts plus aisés. D’autant plus que Disney fit en parallèle la même chose en confiant à un « débutant » les rênes de son Tron l’héritage pour un résultat mitigé au niveau du box office. On pouvait néanmoins se rassurer en voyant Brad Bird, lui aussi passé de l’animation à une grosse machine comme Mission Impossible 4, qui avait accompli l’exploit de ne pas se casser les dents et d’en sortir même avec les honneurs. Le problème n’est pas tant les capacités d’Andrew Stanton en tant que metteur en scène. En termes de premier film « live », on peut même qualifier John Carter de « long-métrage brillant ». Si la réalisation est classique, probablement moins audacieuse et maîtrisée que celle de Bird, elle fait amplement le travail et réussit à être bien supérieure à celles de quelques habitués de blockbusters lénifiants actuels. Le problème vient plus du certain désintérêt que porte le studio Disney pour un film dont il ne sait clairement pas quoi en faire.
Résultat des courses : on laisse Stanton se dépatouiller et on laisse grimper le budget. On a déjà trouvé le futur possible responsable à accuser. « Bah oui, mais Stanton était trop inexpérimenté, c’est pour ça que le film n’a pas marché ». Solution bien confortable pour un studio qui a parfaitement accepté l’idée de reshoots amenée par Stanton ; méthode qui venait de Pixar afin de rééquilibrer le film lorsque l’on percevait des faiblesses dans le premier montage. Cela n’était que l’énième étape de la réécriture d’un film. Si les « reshoots » sont devenus une habitude très courante, ceux qu’entendait faire Stanton allait faire sérieusement grimper la note. Pourquoi ne pas lui avoir expliqué au préalable ? Pourquoi ne pas l’avoir mieux encadré ?
A cause de ce désintérêt massif, le film aurait dépassé les 200 millions de dollars de budget. Cette somme est très clairement visible sur l’écran par le biais d’effets spéciaux assez étourdissants, notamment la modélisation très réussie des Tharks, aliens verts de quatre mètres entièrement en performance capture et interprétés entre autres par Willem Dafoe ou Samantha Morton. Le mauvais côté de la chose vient surtout du retour sur investissement qui s’élève en fonction de la hausse du budget. Et si Avatar, dont le succès était pourtant loin d’être assuré notamment par une promotion particulièrement hasardeuse, a réussi à casser la baraque, il n’est jamais assuré qu’un tel projet puisse rentrer dans ses frais. Il faut dire que dans une période où les blockbusters sont en très large partie des remakes, des reboots ou des prequels de franchises et de best-sellers, l’adaptation d’une série de bouquins vieux de cent ans qui a été pillée par des œuvres désormais célébrissimes n’aide pas à la vente.
Œuvres jumelles
Si l’on ajoute que Disney n’a fait strictement aucune communication au niveau des livres originaux, ni même sur le nom de Stanton, il est évident que la première chose qui va être critiquée dans John Carter est sa trop grande similitude avec de grand aventure de SF comme Star Wars ou Avatar. Il faut dire que George Lucas a de nombreuses fois emprunté aux œuvres de Burroughs. La scène de l’arène qui voit l’affrontement entre un John Carter prisonnier et deux gorilles géants renvoie instinctivement à une séquence similaire dans l’inepte Star Wars II – L’Attaque des Clones. De façon plus générale, Star Wars VI – Le Retour du Jedi était déjà une adaptation déguisé du « Cycle de Mars » : une planète désertique, des bipodes volants, le combat entre un Luke Skywalker prisonnier et une ignoble bestiole nommée le Rankor, et on a même droit à un hommage aux légères tenues de la Princesse de Mars avec le bikini très affriolant d’une Carrie Fisher/Princesse Léia réduite à l’état d’esclave. La direction artistique de John Carter, forcément limitée par la fidélité aux romans, renvoie inévitablement aux Star Wars ; la séquence où Carter sauve la Princesse dans son vaisseau volant en faisant des bonds gigantesques et en tirant au canon renvoie à la scène où Luke faisait quasiment la même chose dans la première partie du Retour du Jedi.
D’aucun diront donc que cette adaptation de John Carter était déjà obsolète avant même d’arriver. Peut-être. Mais est-ce une raison pour lui en tenir rigueur ? Ce n’est pas de sa faute s’il n’a pas eu la chance d’aboutir avant le début du XXIème siècle. Le problème aurait pu être moindre s’il n’y avait eu que les Stars Wars entre temps ; la prélogie n’a pas marqué l’inconscient collectif (ou alors en mal) et la trilogie remonte à plus de trente ans. Mais deux ans auparavant sortait Avatar de James Cameron, autre très grand space opera qui subit actuellement le traditionnel retour de bâton que l’on réserve au dernier Cameron avant que son prochain long-métrage ne sorte pour se recevoir à son tour les coups au profit du précédent. Malgré les critiques, on ne peut enlever à Avatar d’avoir profondément marqué le public. Et si les détracteurs ne voyaient comme influence que Pocahontas (le Disney évidemment, la véritable histoire remontant trop loin dans le passé) et les Schtroumpfs, la réalité veut plutôt que l’influence vienne surtout de tout un pan de la littérature S.F. américaine dont le « Cycle de Mars » a été le précurseur (accessoirement il y a aussi beaucoup de « japanimes » dans Avatar).
Mais le fait est que la planète Pandora est le pendant paradisiaque et luxuriant de l’infernale et mourante Barsoom. Les Na’vis sont la version bleue des extraterrestres verts nommés Tharks (à noter que c’est à cause d’eux que l’on imagine les Martiens complètement verts), et on peut remarquer que ces derniers ont trois paires de membres comme la majorité de la faune de Pandora. Jake Sully se projette du monde des humains au monde de Pandora en transposant son esprit dans un autre corps, tout comme Carter entre la Terre et Mars (il y a aussi cette idée d’aller-retour entre les deux mondes dans Avatar et John Carter). Le dépité John Carter arrive dans un monde en guerre, tout comme Jake Sully qui débarque, perdu, sur cette planète où s’oppose les humains et les Na’vis. Tous les deux vont passer de l’un à l’autre camp, en tombant au passage amoureux d’une princesse en détresse (capable malgré tout de filer allègrement quelques bourre-pif) avant de trouver une cause à défendre et mener les oppressés à la victoire. Cela inclut donc un parcours initiatique et mythologique parfaitement rodé qui voit au final les deux héros s’imposer en leader d’une armée après un acte de bravoure insensé.
On peut évidemment dresser une longue liste de défauts au John Carter d’Andrew Stanton. D’avoir une structure narrative fragile, ce qui est surprenant de la part du trio de scénaristes. Car si l’idée de raconter le récit par le biais du journal intime de John Carter, permettant une introduction bien pensée de l’auteur, est assez réussie, on ne peut que rester dubitatif devant la séquence d’introduction explicative qui présente Barsoom avant même que John Carter n’ait eu le temps de la découvrir. Une maladresse que n’avait pas fait Cameron par exemple, puisqu’il n’avait laissé présager de Pandora qu’un plan aérien tout droit sorti d’un rêve de son héros. On peut aussi regretter des séquences plus faibles que d’autres comme cette répétition de discours marque l’introduction de la princesse et qui reprécise une nouvelle fois des enjeux que l’on avait pourtant déjà bien compris. Evidemment, on peut lui reprocher un design peut être un poil trop proche de ses illustres prédécesseurs et qu’il aurait été surement plus audacieux de s’en démarquer. Enfin, et c’est peut-être surtout là que le film n’est pas aussi marquant qu’un Star Wars ou un Avatar, il y a chez ce John Carter un léger manque d’épique. Non pas que les scènes d’actions ne soient pas efficaces et impressionnantes. Mais Stanton n’a pas la maîtrise d’un Bird pour magnifier ces séquences (celle de l’arène est trop courte) et son climax final fait par exemple pale figure avec celui, absolument monstrueux, d’Avatar.
You are on Barsoom
Toutes ces scories l’empêchent d’être aussi immédiatement appréciable et marquant. Nul doute que cela freinera clairement le bouche-à-oreille qui avait été extatique chez Lucas ou Cameron. Pour autant, ses qualités sauvent complètement l’ensemble. John Carter arrive à nous dépeindre un monde à la fois mystérieux et attachant. Un univers complexe pourtant très rapidement compréhensible pour un spectateur qui n’aurait aucune connaissance du « Cycle de Mars ». Le film de Stanton apparait comme la pertinente introduction d’une trilogie qui ne verra surement jamais le jour. Il n’y a qu’à voir ces séquences où Stanton montre par l’image seulement le problème de gravité dont souffre Carter en arrivant sur Mars et qui en fera sa spécificité pour laquelle tout le monde se bat pour l’avoir de son côté. De même, l’introduction du peuple Thark est assez passionnante, d’autant plus que Stanton prend son temps, à l’inverse des blockbusters d’aujourd’hui où tout doit aller à toute allure. On découvre ainsi un monde parfois cruel et violent qui privilégie la force sur la compassion ou l’affaiblissement (c’est ce qu’il faut pour survivre à Barsoom) et l’on a le droit à quelques séquences assez surprenante dans un « PG-13 » (Stanton utilise un sang bleu pour rendre le tout moins « traumatisant »).
Il y a de la frustration à ne pas en voir autant et on rêverait d’apercevoir plus de ces magnifiques plans larges dans un « director’s cut » qui malheureusement n’existe pas (vingt ou trente minutes supplémentaires auraient clairement arrangé bon nombre de détails en allégeant le rythme et les enchainements). La direction artistique est remarquable, que ce soit au niveau des décors ou des effets spéciaux criants de vérité ; seuls les costumes des habitants des cités d’Hélium et de Zodanga (les « Martiens rouges », qui sont en fait des humanoïdes) font parfois tocs pour ne pas dire qu’ils semblent de temps à autres tiré d’un « porno chic ». Quoiqu’on aurait aimé voir la somptueuse Lynn Collins plus dénudée mais une production Disney ne saurait tolérer voir ses personnages « habillés » comme dans les illustrations de Frazetta ou les descriptions de Burroughs. Enfin, il faut saluer le magnifique boulot de Michael Giacchino, plus inspiré que jamais, qui livre une partition épique, somptueuse et lyrique en tout point somptueuse.
On ne pourra pas enlever à Stanton la grande réussite majeure à son long-métrage, et pas des moindres, à savoir une écriture intelligente de son personnage principal et de son parcours. Il est d’abord interprété avec charisme et convictions par un Taylor Kitsch qui refuse de faire de John Carter un bellâtre insipide. Ce dernier se rapproche d’une ambiguïté à la Han Solo, pas complètement gentil et désintéressé mais ayant un grand cœur qui se révèlera lorsque celui-ci embrassera enfin la cause qu’il recherche. Très rapidement, on ressent que ce soldat sudiste a une blessure qui le ronge depuis longtemps, tant physiquement qu’intérieurement. Ce n’est que lors de son aventure sur Mars que John Carter renaitra en un nouveau héros vaillant ; un plan à la fin du combat contre les gorilles le montre en train de sortir littéralement de la carcasse de l’animal pour être acclamé par la foule qui venait pourtant le voir se faire écrabouiller. L’apogée émotionnelle du film se trouve au cours d’une bataille qui pourra en laisser plus d’un sur le carreau, dévoilant dans un montage parallèle un John Carter combattant une centaine d’ennemis sur Mars et un John Carter sur Terre, effondré par la mort de personnes qui lui sont chères. La bataille n’est pas tant épique qu’émouvante, montrant le héros réussissant enfin à accomplir ce qu’il n’avait pas réussi à faire auparavant. Un héros qui redécouvre enfin ce que le combat peut avoir de beau lorsqu’il sert à défendre une cause juste.
John Carter de Mars
Stanton tire même parti du titre lui ayant été imposé par un Disney apeuré par la malédiction de « Mars » dans les titres de films et qui avait transformé John Carter of Mars en John Carter (éludant par la même occasion toute la spécificité de l’œuvre qui aurait pu attirer les spectateurs qui ne connaissent pas l’œuvre originale). Au début du film, John Carter n’a pas d’autre patronyme. Il n’est que ce prospecteur raté qui arpente les déserts américains. En passant sur Mars, John Carter révèle la bravoure qu’il avait enfoui après cette perte tragique et redevient ce soldat émérite tel que le décrivent les rapports qu’on lui a attribué sur Terre. Et après avoir choisi son camp au cours d’un dernier quart mélancolique, John Carter peut très logiquement et fièrement arborer le complément « of Mars » dans une seconde apparition plus triomphante du titre.
Seul ennui, c’est que le film apparait presque comme l’épisode de la naissance et donc de l’introduction d’une trilogie. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement avec ces onze ouvrages ? Sauf que de trilogie, il ne devrait point y en avoir. Après cet échec financier qui ne risque pas d’être sans conséquence, il est peu probable qu’un second opus ou même un reboot ne soit envisagé avant une vingtaine d’années. C’est d’autant plus dommage que John Carter est très clairement ce qu’on peut appeler un grand « film malade ». Un film complètement imparfait mais qui se révèle pourtant bien plus touchant que d’autres œuvres irréprochables. Ces défauts le rendent même attrayant. Pour paraphraser François Truffaut, John Carter d’Andrew Stanton est « un chef d’œuvre avorté, une entreprise ambitieuse qui a souffert d’erreurs de parcours », en l’occurrence un « development hell » interminable et un tournage en roue libre et sûrement précipité avant d’être achevé par une campagne promotionnelle incohérente et grotesque.
John Carter reste, malgré les défauts de son exécution, un film plein de promesses qui n’auront pas l’opportunité de voir le jour. John Carter est un long-métrage qui tâtonne, qui découvre un univers, hésite parfois à se lancer de peur que le spectateur ne le suive pas. Bref c’est une œuvre préparatoire, presqu’un brouillon visant à se donner de l’assurance. John Carter est semblable aux premiers Batman de Burton ou de Nolan, au premier Spider-man ou au premier Star Wars, bien que ce dernier soit plus maîtrisé et équilibré. En l’état, on peut même dire qu’au milieu d’une nouvelle année sombre pour le blockbuster (entre MIB 3, une adaptation de « Touché Coulé » à 200 millions de dollars, un film sur Abraham Lincoln qui devient tueur de vampires devant la caméra du réalisateur du gonflant Wanted, deux long-métrage à la ramasse sur « Blanche Neige », un reboot inutile des aventures de l’homme araignée, un remake du mythique Total Recall de Verhoeven, un The Avengers qui devrait être de la même sauce que les précédents Marvel et un Prometheus qui a 90% de chance d’être un gigantesque pétard mouillé…), John Carter est clairement ce qu’on aura de mieux en termes de « grands spectacle généreux et intelligent » avant octobre, à l’exception d’un The Dark Knight Rise qui devrait être salvateur. Mais il est déprimant de se dire que John Carter n’aura pas droit à son Batman le défi/The Dark Knight/Spider-man 2/L’Empire contre attaque. Un deuxième opus délesté de la pression du premier grâce à un succès public permettant à l’équipe d’aller un peu plus loin et d’oser plus pour le plus grand bonheur du spectateur. En l’état, un retour sur Barsoom ne pourra se faire que par le biais de l’imaginaire exalté par les bouquins de Burroughs et le très attachant film orphelin de Stanton.
NOTE : 7,5 / 10
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