Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
C’est la fin d’une nouvelle année qui se profile. Le moment est venu de faire le bilan cinématographique de ces douze derniers mois avec le traditionnel « top 10 » si aimé des cinéphiles. Mais cette fois, les œuvres ne s’y sont pas bousculées au portillon. Ça avait pourtant bien commencé avec trois premiers mois prometteurs voyant la sortie d’une poignée de très grands longs métrages. Mais à partir de début avril : le néant total, à l’image des traditionnels « blockbusters » américains déferlant annuellement sur nos contrées verdoyantes. Pas de Pixar triomphant. Pas même de Christopher Nolan estomaquant puisque son The Dark Knight Rises, pas forcément dénué d’intérêts ou d’ambitions fortes, s’est surtout révélé bancal, trop écrit, platement réalisé, excessivement long et assez avare en séquences spectaculaires pour au final mettre en exergue les défauts de son réalisateur pourtant déjà perceptibles dans ses précédents films.
Il ne sera pas surprenant de remarquer que les films à gros budget présents dans mon classement sont soit britannique, soit néo-zélandais, soit espagnol. Et s’il y a bien eu quelques louables films de divertissement U.S. comme Les Cinq Légendes, ceux-ci n’ont pas déplacé les foules avec le même enthousiasme qu’un Avengers, un Prometheus ou un Twilight 4 - partie 2. On pourra à ce titre mentionner le parfois maladroit mais pourtant très jubilatoire John Carter d’Andrew Stanton, sacrifié par Disney et qui rate de peu mon classement final. A quelques exceptions notables, il n’y a presque rien eu d’intéressant entre début avril et la mi-octobre. Pour un Friedkin en forme, on a eu droit à une dizaine de films dénués d’intérêt. Un vide abyssal assez sidérant qui aurait pu faire de 2012 une année presque pire que la désespérément plate 2010 où seul The Social Network de David Fincher avait été réellement étourdissant. Cette année connut alors un sursaut salvateur à la mi-octobre qui permit de sauver in extremis les apparences en faisant sortir à la chaine quelques œuvres aussi ambitieuses qu’abouties. Ouf !
Au final, j’ai vu 95 films et une quinzaine d’entre eux au cours du Festival du Cinéma Américain de Deauville. Je les ai tous réunis ici sachant que certains ne sortiront que l’année prochaine. La critique de tous ces films se trouve dans cet article. Pour le reste, mis à part Jack Reacher de Christopher McQuarrie dont ma critique sera postée sous peu, seuls trois films de ce classement ne disposent pas d’une petite bafouille de ma part à cause d’un manque cumulé de temps mais aussi d’intérêt : Bachelorette de Leslye Headland (la copie en beaucoup moins drôle et en très politiquement correct de l’excellent Mes Meilleurs Amies de Paul Feig), Astérix et Obélix au Service de sa Majesté réalisé par Laurent Tirard (plus supportable qu’Astérix 3, mais ce n’est en rien un exploit tant il reste dénué d’humour, d’aventure ou d’inventivité) ainsi que l’inénarrable Taken 2 d’Olivier Megaton.
Trêve de bavardage et attardons-nous plutôt sur les bons moments qu’il y a eu au cinéma (car il y en a finalement bien eu). En espérant que l’année 2013, elle aussi très aguichante, ne nous déçoive pas autant que cette année 2012. Et souhaitons que cette période de calme se soit achevée pour permettre l’arrivée d’un tourbillon d’images audacieuses comme on n’en avait plus vu depuis longtemps.

1 - L’Odyssée de Pi d’Ang Lee
Ang Lee ajoute ce qui manquait à sa carrière atypique : un vrai chef d’œuvre. Adapté d’un « best-seller » réputé inadaptable sur lequel Jean-Pierre Jeunet et M. Night Shyamalan se sont cassé les dents, ce film d’aventure aux frontières du fantastique est d’une sublime poésie évocatrice. Doté d’une réalisation riche et immersive, d’effets spéciaux sidérants et d’une des meilleures 3D à ce jour, ce conte mystique relate le rapport entre l’homme, ses croyances et son imaginaire lors de situations désespérées. Sa bouleversante conclusion est rassurante quant à la place fondamentale que tient la fiction dans notre monde.

2 - Le Territoire des Loups de Joe Carnahan
Ses premiers longs-métrages laissaient déjà supposer son immense potentiel, mais c’est avec ce dernier film que Carnahan s’impose définitivement comme l’un des jeunes metteurs en scène américains les plus importants de ce début de siècle. Réalisant l’un des meilleurs « survivals » de l’histoire du cinéma, Carnahan joue avec les codes du genre pour donner à la fois naissance à une aventure humaine viscérale, à un thriller infernal terrifiant et à un drame brutal sur la mise à l’épreuve de la foi (encore !) et sur l’acceptation de la mort. Liam Neeson y revient en grâce dans son meilleur rôle à ce jour.

3 - Cloclo de Florent Emilio Siri
Derrière ce biopic faussement classique se trouve le portrait de l’une des plus célèbres icones de la chanson française. Un artiste torturé et contradictoire très brillamment incarné par Jérémie Rénier qui y trouve le rôle de sa vie. Siri prouve qu’il est aujourd’hui le meilleur cinéaste du pays en livrant l’une des plus grandes œuvres populaires françaises de ces vingt dernières années. Reconstitution magnifique, mise en scène époustouflante, script d’une efficacité à toute épreuve… Un somptueux écrin pour retracer le parcours d’un Icare moderne qui finira par se bruler à la lumière après laquelle il a passé sa vie à courir.

4 - La Taupe de Thomas Alfredson
Après avoir dépoussiéré le mythe du vampire avec Morse, Thomas Alfredson vient retaper la façade du film d’espionnage en livrant l’anti-James Bond : lent, peu bavard, trouble, complexe, mélancolique. Alfredson peint le portrait d’un groupe de fantômes hantés par d’autres fantômes. Des êtres ordinaires dévorés par un monde de secrets et de traitrises, sacrifiant leurs vies à un travail pouvant les démolir à tout instant. Classieux, visuellement somptueux, accompagné d’un scénario dense mais limpide et d’une bande son envoutante, La Taupe réunit aussi l’un des plus beaux castings masculins vus sur un écran.

5 - Les Enfants Loups Ame & Yuki de Mamoru Hosoda
La mort précoce du génial Satoshi Kon a porté un coup à l’animation japonaise et a posé la question de la succession à l’immense Hayao Miyazaki sur la scène internationale. Hosoda s’impose de fait comme l’unique grand prétendant au titre. L’œuvre de la maturité, à la fois grave, bouleversante et fascinante. Un sommet d’écriture pour un conte avant tout destiné aux adultes. Un long métrage optimiste où se mêlent magie, amour, espoir, souffrance, bonheur et tristesse au sein d’une animation absolument sublime donnant lieu à un maelstrom d’émotions. Un grand film sur la vie.

6 - The Impossible de Juan Antonio Bayona
L’Orphelinat révélait le plus grand réalisateur espagnol depuis Alejandro Amenabar, ce second film le hisse dorénavant comme l’un des cinéastes les plus enthousiasmants de sa génération. Film catastrophe époustouflant à la mise en scène ample et percutante, The Impossible est d’abord un drame poignant sur une famille occidentale aisée qui voit son cadre de vie idyllique et factice partir en morceaux après un impromptu caprice de la Nature. Naomi Watts, Ewan McGregor et Tom Holland sont magnifiques dans ce long métrage rappelant les plus beaux et les plus graves films lyriques de Steven Spielberg.

7 - SkyFall de Sam Mendes
Martin Campbell dépoussiérait James Bond dans Casino Royale, Sam Mendes le fait renaître et l’inscrit dans le XXIème siècle. Blockbuster d’auteur qui analyse cette figure mythique du 7ème art à l’aune de ses 50 ans sur les écrans, SkyFall cherche à voir si 007 a encore sa place dans un monde où l’ordinateur a remplacé l’humain dans le domaine de l’espionnage. Pour affronter sa némésis 2.0, Bond va devoir se tourner vers son passé pour mieux préparer son avenir. Cela donne l’un des meilleurs épisodes de la série mais aussi l’un des plus beaux et émouvants films d’action de ces dernières années.

8 - Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de David Fincher
Réadaptation des romans de Stieg Larsson ou remake beaucoup trop tôt et opportuniste de la version suédoise sortie peu de temps auparavant ? Au final, peu importe tant la vision de Fincher lui est supérieure en livrant l’un des rares films de studio classé « R » de ces dernières années. Daniel Craig est charismatique, Rooney Mara est impressionnante, le scénario est ciselé précisément tandis que Fincher se déchaine au niveau du montage et de la réalisation. Un film somme pour lui qui mélange le glauque de Se7en, l’enquête à la Zodiac et l’omniprésence du numérique de The Social Network.

9 - Le Hobbit - partie 1 : Un voyage inattendu de Peter Jackson
Après Spielberg, Lucas ou Ridley Scott, Peter Jackson se risque à revenir dix ans plus tard à la franchise l’ayant rendu célèbre. Contre toute attente, malgré un « development hell » délirant, le résultat est jubilatoire. Comme ses précédents films, c’est un gros gâteau sucré avec dix couches de crème : on en sort repu, épuisé, limite écœuré, mais on a adoré y gouter et on se laissera retenter sans regret. Le « roller coaster » technologique de 2012, incroyablement virevoltant, respectueux et nostalgique. La dernière heure monstrueuse renvoie à l’étalon du genre qu’est Indiana Jones 2 ainsi qu’aux récents King Kong et Tintin.


10 - Argo de Ben Affleck et Killer Joe de William Friedkin
L’acteur Ben Affleck poursuit parfaitement sa reconversion dans le domaine de la réalisation Plus qu’un très puissant film populaire, Argo est une métaphore de la chute du Nouvel Hollywood, lorsque le space opera et le merchandising remplacèrent le film engagé pour adultes dans le cinéma américain, vue à travers un long métrage réconciliateur impeccablement joué et reconstitué. Ancien vétéran de ce Nouvel Hollywood, William Friedkin, 77 ans au compteur, renait et en remontre aux jeunots frileux avec ce conte de fée pervers où une jeune beauté naïve se retrouve coincée entre une famille de minables magouilleurs et un prince maléfique. Une histoire de règlement de compte où se croisent suspense à couper au couteau, fulgurances ultraviolentes, humour outrancier et images dérangeantes. Au pays des cow-boys tordus et des rednecks dépravés, vous ne verrez plus le poulet frit comme avant.
MENTION SPECIALE





Looper de Rian Johnson
Les Cinq Légendes de Peter Ramsey
Anna Karenine de Joe Wright
L’Etrange pouvoir de Norman de Sam Fell et Chris Butler
Cheval de Guerre de Steven Spielberg
FLOP 10 DE 2012

1 - Ghost Rider 2 : L’Esprit de Vengeance de Mark Neveldine et Brian Taylor
Il était impossible de faire pire que cette purge indéfendable qu’était Ghost Rider. Mais les deux sots immatures à qui l’on doit quelques-unes des plus grosses daubes américaines de ces dernières années ont relevé le défi. Doté d’une direction artistique pauvre et dénué de mis en scène, le film est la première suite sciemment conçue pour amplifier les scories du premier épisode. Les grimaces de Nicolas Cage et de Ciaran Hinds sont ridicules et les poursuites motorisées se passent sur une autoroute vide d’Europe de l’Est. Quand l’acteur du film qui s’en tire le mieux est Idris Elba dans le rôle d’un moine noir français aveugle et alcolo, c’est qu’il y a un sérieux problème.

2 - Taken 2 d’Olivier Megaton
Taken est une série B bien torchée ayant su trouver un public. Besson a logiquement confié son bébé au pire réalisateur français. Le fond du film est puant au point d’en être involontairement drôle et sa forme est à vomir. On dit qu’il y a des scènes d’action derrière ce montage épileptique et ces prises de vues illisibles. On peut juste confirmer que Liam Neeson boude malgré le gros chèque empoché, que l’on peut se repérer avec des grenades dans Istanbul sans s’inquiéter des dommages sur les Turcs et que Besson n’est à ce point plus gêné par le pillage d’idées qu’il recase quelques chansons popularisées par Drive. Le plus ignoble reste sa performance au box-office.

3 - Twixt de Francis Ford Coppola
On sait depuis peu que l’indépendance artistique de George Lucas vallait plus de 4 milliards de $. On sait maintenant que celle, durement acquise par le réalisateur de la trilogie du Parrain et d’Apocalypse Now, sert d’une étrange manière : réaliser des DTV miteux sur lesquels Les Cahiers ne se seraient jamais penchés s’il n’y avait pas eu le nom de Coppola à la fin. A la fois moche, ennuyeux et obsène dans la manière que Coppola a de tenter sournoisement de montrer que ce film lui est « personnel ». La B.O. est l’une des pires de l’année et la fin est plus qu’explicite quant au constat d’échec de Coppola sur son dernier film.

4 - La Dame de Fer de Phyllida Lloyd
L’archétype de la production faite pour recevoir des oscars. Un film à la gloire d’une équipe qui se voit déjà sur la scène du Kodak Theater plutôt que de penser le long métrage sur lequel elle est censée travailler. Un insupportable biopic qui ne montre jamais en quoi son sujet a un intérêt cinématographique en plus de se montrer très partisan de la politique pourtant critiquable de son personnage central. Un film d’autant plus agaçant qu’il passe la moitié de son temps à montrer Meryl Streep qui mendie ses récompenses honorifiques en faignant l’Alzheimer sous trois tonnes de maquillages grotesques.

5 - La Colère des Titans de Jonathan Liebesman
Il est hallucinant qu’à l’heure où l’on peut mettre en scène n’importe quel délire à l’aide de CGI photoréalistes, Hollywood soit encore incapable de donner naissance à une épopée épique se basant sur la très riche mythologie grecque. Surtout quand elle se permet de réunir un casting aussi enthousiasmant (Ralph Fiennes, Liam Neeson, Sam Worthington, Bill Nighty). La suite du Choc des Titans de Louis Leterrier n’est pas plus digne que le premier épisode déjà bien déceptif. Tout le monde cachetonne et fait le minimum dans un film « popcorn » ne daignant même pas satisfaire les plus bas instincts pyrotechniques de ses spectateurs.

6 - Prometheus de Ridley Scott
Le plus gros pétard mouillé depuis La Menace Fantôme. Une arnaque aidée par une campagne promotionnelle si efficace qu’elle changea la majorité des « geeks » en hordes de fanatiques prêts à bruler le moindre hérétique suspicieux sur ce projet opportuniste pris en main par un réalisateur « has been » depuis vingt ans. Cette prequel/remake d’Alien annihile la mythologie du chef d’œuvre de 1979 tout en faisant les fonds de poubelles pour avoir une direction artistique à peu près excusable. Si les vingt premières minutes font illusion, le reste de ce film incohérent va crescendo dans le foutage de gueule. Un vrai glaviot dans la tronche du spectateur.
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7 - Young Adult de Jason Reitman
Le plus insupportable des cinéastes américains « indépendants » qui fait le bonheur de la critique mondiale a encore frappé avec sa morale mormone bien dispensable. Rebelles, « geeks », jeunes ambitieux, rentrez tous auprès de vos famille ! Ou vous ne récolterez que ce que vous méritez : un bannissement social méprisant et cruel. Bandes d’excentriques superficiels ! Vous voulez changer votre destin ? Retournez dans vos villes natales pour vous marier avec votre ami(e) d’enfance, adoptez une attitude honorable aux yeux de la communauté (et de l’église) et restez dans le rang ! Une certaine idée du message subversif.

8 - Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld
Après des années de « development hell », un arrêt de tournage pour réécriture de scénario et une explosion du budget dépassant les 200 millions de $, on voyait MIB 3 comme le grand perdant de l’année. Mais il s’est avéré être un carton inattendu. Ce n’était pourtant pas faute de filmer les scènes d’action sous Prozac, d’avoir un scénario démolissant le très sympathique premier épisode par un twist débile, de réduire le concept de voyage temporel à quelques gags historiques limités, de ne pas inclure de méchant marquant et de montrer que Tommy Lee Jones n’en avait strictement rien à foutre du projet.

9 - Paperboy de Lee Daniels
Avec le misérabiliste Precious, Lee Daniels apparaissait déjà comme l’un des fumistes les plus célébrés par une presse internationale peu inspirée. Elle a vite constaté son erreur avec ce second film racoleur et d’une infinie vacuité dans sa constante provocation à deux balles. N’étant pas Paul Verhoeven, Daniels livre un thriller moite faussement subversif, barbant et d’une insupportable prétention, tout en méprisant son casting en roue libre à qui il fait subir de longues minutes d’humiliation gênantes. Nicole Kidman et John Cusack ont été à deux doigts d’y briser leurs carrières.

10 - Dark Shadows de Tim Burton
Tim Burton avait atteint le fond avec l’ignoble Alice au pays des merveilles. Il ne pouvait que remonter. Dommage que cette adaptation très décousue d’un « soap opera » fantastique ne représente pour lui qu’un saut de puce. Mise à part la présence torride d’Eva Green, Burton continue de s’enfermer dans l’univers qu’il popularisa au début des années 90 tout en inversant le point de vue qui le rendait si singulier. Les héros sont dorénavant de bons capitalistes et le « freak » n’est plus qu’une menace à éliminer afin de ressouder cette cellule familiale regardant bruler l’ancien manoir d’Edward aux mains d’argent.
CLASSEMENT COMPLET
*** 9/10 ***
L’Odyssée de Pi d’Ang Lee - Le Territoire des Loups de Joe Carnahan - Cloclo de Florent Emilio Siri
*** 8,5/10 ***
La Taupe de Thomas Alfredson - Les Enfants Loups Ame & Yuki de Mamoru Hosoda - The Impossible de Juan Antonio Bayona - SkyFall de Sam Mendes
*** 8/10 ***
Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmesde David Fincher - Le Hobbit : partie 1 Un voyage inattendu de Peter Jackson - Argo de Ben Affleck - Killer Joe de William Friedkin - Looper de Rian Johnson - Les Cinq Légendes de Peter Ramsey - Anna Karenine de Joe Wright - L’Etrange pouvoir de Norman de Sam Fell et Chris Butler
*** 7,5/10 ***
Cheval de Guerre de Steven Spielberg - Take Shelter de Jeff Nichols - John Carter d’Andrew Stanton - 21 Jump Street de Phil Lord et Chris Miller - Des Hommes sans loi de John Hillcoat - Jack Reacher de Christopher McQuarrie - Elle s’appelle Ruby de Jonathan Dayton et Valerie Faris - Moonrise Kingdom de Wes Anderson - Les Bêtes du Sud Sauvage de Benh Zeitlin- Ted de Seth MacFarlane - Holy Motors de Leos Carax - The Raid de Gareth Evans
*** 7/10 ***
Miss Bala de Gerardo Naranjo - California Solo de Marshall Lewy - Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare de Lorene Scafaria - J. Edgar de Clint Eastwood - Smashed de James Ponsoldt - Your Sister’s Sister de Lynn Shelton - Populaire de Regis Roinsard - God Bless America de Bobcat Goldthwait - Deep Blue Sea de Terence Davies
*** 6,5/10 ***
The Descendants d’Alexander Payne - La Chasse de Thomas Vinterberg - La Colline aux Coquelicots de Goro Miyazaki - Cogan : Killing Them Softly d’Andrew Dominik - Chronicle de Josh Trank - Electrick Children de Rebecca Thomas - De rouille et d’os de Jacques Audiard - Safe de Boaz Yakin - Bullhead de Michael R. Roskam - The Dark Knight Rises de Christopher Nolan - Les Infidèles de J. Dujardin, G. Lellouche, E. Bercot, F. Cavayé, M. Hazanavicius, E. Lartigau et A. Courtès - The Dictator de Larry Charles - Cosmopolis de David Cronenberg
*** 6/10 ***
Les Pirates ! de Peter Lord - Robot & Frank de Jake Schreier - Camille Redouble de Noémie Lvovski - The Secret de Pascal Laugier - Expendables 2 : Unité Spéciale de Simon West - Anonymous de Roland Emmerich - Félins de Keith Scholey et Alastair Fothergill
*** 5,5/10 ***
Margin Call de J.C. Chandor - Sur la route de Walter Salles- Savages d’Oliver Stone - My Week with Marilyn de Simon Curtis - Tucker & Dale fightent le Mal d’Eli Craig - Avengers de Joss Whedon -Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman - Blanche Neige de Tarsem Singh
*** 5/10 ***
Blanche Neige et le chasseur de Rupert Sanders - La Dame en Noir de James Watkins - Booster de Matt Ruskin
*** 4,5/10 ***
Magic Mike de Steven Soderbergh - Gimme the Loot d’Adam Leon - The We and the I de Michel Gondry - Rock Forever d’Adam Shankman
*** 4/10 ***
The Amazing Spider-man de Marc Webb - Compliance de Craig Zobel - Bachelorette de Leslye Headland - End of Watch de David Ayer - Battleship de Peter Berg - Extrêmement fort et Incroyablement près de Stephen Daldry
*** 3,5/10 ***
Sur la Piste du Marsupilami d’Alain Chabat - Astérix et Obélix : Au service secret de sa Majesté de Laurent Tirard - Hunger Games de Gary Ross - La Cabane dans les Bois de Drew Goddard
*** 3/10 ***
Sherlock Holmes 2 : Jeux d’Ombres de Guy Ritchie - Wrong de Quentin Dupieux - Dark Shadows de Tim Burton
*** 2,5/10 ***
Una Noche de Lucy Mulloy - Paperboy de Lee Daniels - Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld - Young Adult de Jason Reitman - Prometheus de Ridley Scott
*** 2/10 ***
La Colère des Titans de Jonathan Liebesman - La Dame de Fer de Phyllida Lloyd
*** 1/10 ***
Twixt de Francis Ford Coppola - Taken 2 d’Olivier Megaton
*** 0,5/10 ***
Ghost Rider 2 : L’Esprit de Vengeance de Mark Neveldine et Brian Taylor - Francine de Brian M. Cassidy et Melanie Shatzky