Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
Le Nouvel An approche, et il est déjà temps de faire le bilan de l'année passée tout en se tournant vers celle qui arrive.. Si 2014 ne nous a pas réservé beaucoup de chocs cinématographiques, c'est probablement parce que ces derniers mois ont représenté le creux entre deux importantes vagues. A l'instar de 2013, l'année 2015 est très riche en promesses avec le retour derrière la caméra d'un certain nombre de grands cinéastes, la résurrection de plusieurs fameuses franchises du 7ème art et l'annonce de projets originaux assez mystérieux. J'ai choisi de parler de douze d'entre eux - ceux qui m'intéressent le plus à l'heure actuelle - afin de dresser un rapide panorama de ce qui nous attend sur le grand écran l'année prochaine.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
/http%3A%2F%2Fd1oi7t5trwfj5d.cloudfront.net%2F8c%2Fd7%2Fe7151c11488bbb79f5d4cc60a9dd%2Fblackhat-poster-chris-hemsworth-new-660x1045.jpg)
1. HACKER [BLACKHAT] DE MICHAEL MANN - 14 JANVIER
Après cinq années d'absence, le maître incontesté du polar au cinéma revient aux affaires avec ce Hacker porté par Chris Hemsworth (Thor, Rush), Viola Davis (La Couleur des sentiments) et Tang Wei (Lust, Caution). Le célèbre réalisateur américain, qui compte à son palmarès des chefs d'oeuvre tels que Heat, Collateral, Révélations ou encore Ali (pour n'en citer que quelques-uns !), a vu les choses en très grand pour son retour derrière la caméra. En effet, ce thriller international qui se déroulera à Los Angeles, à Hong-Kong, à Kuala Lumpur et à Jakarta dispose d'un gros budget et racontera la traque d'un "hacker" tout puissant par les services américains et chinois. Pour mener cette mission à son terme, ces derniers feront appel à un détenu - un ancien brillant pirate informatique - afin de mettre la main sur ce mystérieux homme-fantôme capable, avec son ordinateur, de contrôler n'importe quel système électronique se trouvant à l'autre bout de la planète et de déstabiliser l'ordre mondial. Le film était resté assez mystérieux au cours de son tournage et le changement de date qui avait vu sa sortie repoussée à une date peu favorable commercialement parlant n'inspirait pas confiance. Néanmoins, la bande annonce apparue sur le net il y a quelques mois a clairement rassuré les cinéphiles en promettant un thriller haletant, moderne et cinématographiquement radical. Co-écrit par Mann et par Morgan Davis Foehl, le long métrage est produit par Legendary Pictures.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

2. AMERICAN SNIPER DE CLINT EASTWOOD - 18 FEVRIER
Cela fait plusieurs années que l'acteur Bradley Cooper cherchait à produire et à jouer dans un film sur Chris Kyle, un sniper dans les Navy SEAL qui a officiellement été déclaré comme le tireur d'élite ayant tué le plus de personnes dans l'histoire militaire des Etats-Unis. S'étant vu attribué 160 tirs mortels par le Pentagone entre 1999 et 2009 (dont un "headshot" à près de 2000 mètres de distance), Kyle a activement participé au second conflit irakien. C'était un républicain convaincu qui n'éprouvait aucun remord par rapport aux actes soit-disant "démocratiques" qu'il avait eu à accomplir. Il a été abattu sur un terrain d'entrainement en 2009 par un ancien soldat souffrant de stress post-traumatique. Kyle représente ainsi parfaitement l'image ambigue que renvoie actuellement son pays sur la scène mondiale. Bien que Steven Spielberg ait flirté avec le projet, c'est Clint Eastwood qui se retrouve à la barre. Un choix évident puisque l'immense acteur-cinéaste avait longtemps été vilipendé par la critique pour ses rôles de "vigilentes" et de militaires à la gachette facile. Néanmoins, Eastwood s'est toujours montré infiniment plus subtil. Son American Sniper risque probablement de donner lieu à une analyse complexe de l'idéologie guerrière américaine, la manière dont elle fabrique ses "héros", ainsi que le goût ambivalent qu'elle entretient envers les armes à feu. Photographié par Tom Stern, collaborateur de longue date d'Eastwood, le film sera porté par Cooper et Sienna Miller.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
/http%3A%2F%2Fimages.allocine.fr%2Fr_640_600%2Fb_1_d6d6d6%2Fpictures%2F14%2F07%2F31%2F10%2F58%2F209464.jpg)
3. BIRDMAN D'ALEJANDRO GONZALEZ INARRITU - 25 FEVRIER
Inarritu est le troisième membre du triangle mexicain qui sévît depuis une décennie à Hollywood. S'il ne dispose pas exactement de la même popularité que ses amis Guillermo Del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Pacific Rim) et Alfonso Cuaron (Les Fils de L'Homme, Gravity), le metteur en scène de Babel est malgré tout très respecté par les cinéphiles et les critique. Son dernier long métrage centré sur les tourments d'une ancienne star hollywoodienne, devenue célèbre grâce à son interprétation d'un super-héros prénommé "Birdman" et qui cherche à revenir sur le devant de la scène à l'occasion de l'adaptation théâtrale des aventures du fameux personnage, est annoncé comme son projet le plus ambitieux et a fait l'ouverture du dernier Festival de Venise. Alors qu'il aborde un genre malheureusement souvent méprisé (la comédie), que peu de cinéastes traite avec le sérieux qu'ils devraient, Inarritu a souhaité que ce Birdman soit un immense défi technologique. Appuyé par Emmanuel Lubezki, le chef opérateur absolument génial des Fils de l'Homme, le cinéaste est parvenu à relater son intrigue par le biais d'un seul faux plan séquence, à la manière d'Alfred Hitchcock pour son thriller La Corde. L'éternel "Batman" Michael Keaton, dans un rôle hautement symbolique qui marque aussi son grand retour au cinéma, mène un casting cinq étoiles composé d'Edward Norton, d'Emma Stone, de Naomi Watts, de Zach Galifianakis et d'Andrea Riseborough.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

4. INHERENT VICE DE PAUL THOMAS ANDERSON - 4 MARS
Parmi les réalisateurs américains révélés à la fin des années 1990, Paul Thomas Anderson apparait comme une indéniable figure de proue. Alliant d'impressionnantes aptitudes formelles avec un sens de l'écriture, une intelligence implacable et une capacité hors pair pour diriger ses acteurs, Anderson s'est imposé de façon fulgurante comme un "touche à tout" génial capable de se démarquer des très lourdes références auxquelles ils osaient se frotter. Après les excellents Boogie Nights et Magnolia, respectivement influencés par le cinéma de Martin Scorsese et celui de Robert Altman, le cinéaste avait terrassé les cinéphiles avec sa fresque phénoménale There Will Be Blood qui l'avait placé sur le même piédestal qu'Orson Welles, Stanley Kubrick et Terrence Malick. Anderson était revenu en 2013 avec l'étrange et ambitieux The Master, parfois imparfait mais incontestablement fascinant, qui avait marqué le dernier grand rôle du regretté Philip Seymour Holffman et le retour triomphal de Joachim Phoenix. Ce dernier s'est tellement bien entendu avec Anderson que les deux compères ont aussitôt retravaillé ensemble sur Inherent Vice, l'adaptation du roman noir éponyme (et un brin allumé) de Thomas Pynchon. Cette histoire - qui a servi d'inspiration principale pour The Big Lebowski des frères Coen - suit Doc (Phoenix), un détective privé chargé par son ex-copine de retrouver son actuel petit ami, un millionnaire marié, qui s'est mystérieusement envolé. Ce film non-sensique, lorgnant notamment du côté des films des "ZAZ", sera aussi porté par Benicio Del Toro, Josh Brolin, Owen Wilson et Reese Witherspoon.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

5. AU COEUR DE L'OCEAN [IN THE HEART OF THE SEA] DE RON HOWARD - 25 MARS
Pendant plus de deux décennies, Ron Howard était synonyme de longs métrages académiques dans ce que le terme pouvait avoir de moins enthousiasmant. Dans le meilleur des cas, cela aboutissait à un Apollo 13 gentiment sympathique ; dans le pire des cas, cela donnait naissance à des oeuvres de prestige d'une innofensivité confondante comme Un Homme d'exception. Si le bonhomme semblait avoir récemment eu tendance à se perdre dans des "blockbusters" religieux d'une rare débilité (Da Vinci Code, à peine rattrapé par Anges & Démons), il avait fait preuve d'un sursaut inattendu avec Frost/Nixon. Ce dernier était écrit par Peter Morgan, le scénariste du The Queen de Stephen Frears, ce qui n'était probablement pas pour rien dans ce soudain regain d'énergie. Le tandem Howard/Morgan confirma son excellente alchimie avec Rush, un film de formule 1 captivant qui s'imposa aisément comme un sommet dans la carrière du cinéaste. Pour son prochain film, Howard continue sur sa réjouissante lancée en ne changeant pas son équipe gagnante. A l'occasion de Au Coeur de l'Océan, le réalisateur américain retrouve l'acteur Chris Hemsworth qui mènera notamment Cillian Murphy, Ben Whishaw, Brendan Gleeson et Tom Holland. De son côté, Peter Morgan a été chargé d'adapter le livre éponyme de Nathaniel Philbrick avec l'aide d'Amanda Silver, Rick Jaffa et Charles Leavitt. Le film relatera la tragique histoire du navire "Essex" qui sombra en 1819 à cause d'une gigantesque baleine. Un évènement qui inspira par la suite Herman Melville lorsqu'il rédigea son très fameux ouvrage Moby Dick.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

6. MAD MAX : FURY ROAD DE GEORGE MILLER - 13 MAI
La concurrence en terme de grand spectacle pyrotechnique au cinéma va être extrêmement rude l'année prochaine puisqu'elle verra la resurrection en fanfare de plusieurs franchises particulièrement populaires. Certaines inquiètent grandement au regard des rumeurs entourant leurs productions et leurs intrigues (Jurassic World de Colin Trevorrow, Terminator : Genysis d'Alan Taylor), d'autres n'enthousiasment que les nostalgiques qui ne sont satisfaits que lorsqu'on leur ressert strictement la même soupe que la précédente (Avengers 2 : L'Ere d'Ultron de Josh Whedon). Néanmoins, aucune renaissance ne s'annonce aussi visuellement phénoménale et audacieuse que le dernier "bébé" du grand cinéaste australien George Miller. Découlant d'une préproduction proprement chaotique qui s'est étalée sur plus d'une dizaine d'années, tourné il y a deux ans sous des conditions infernales (dans le désert de Namibie, aux moyens d'une logistique délirante afin d'accomplir réellement la majorité des cascades motorisées) et mystérieusement trituré au cours d'une postproduction étonnement longue, cette relecture du mythique personnage immortalisé par Mel Gibson dans les années 1980 est prévue comme un film d'action démentiel quasiment dénué de dialogues (le scénario avait la forme d'un "story-board"). Tom Hardy y reprend le rôle du "guerrier de la route" et aidera la farouche Furiosa (Charlize Theron) à conduire un groupe de jeunes filles à travers un monde post-apocalyptique peuplé par des mutants cruels. Fury Road pourrait être le premier volet d'un dyptique.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
/http%3A%2F%2Ffr.web.img1.acsta.net%2Fr_640_600%2Fb_1_d6d6d6%2Fpictures%2F14%2F10%2F10%2F10%2F15%2F390765.jpg)
7. TOMORROWLAND DE BRAD BIRD - 20 MAI
En 2015, le studio Disney risque de tout ravager au box-office avec les deux nouveaux Pixar (Vice Versa en été, The Good Dinosaur en hiver), le Cendrillon de Kenneth Branagh et bien entendu le "duo de la mort" Avengers 2 et Star Wars VII. Néanmoins, le long métrage le plus mystérieux et excitant que la maison de Mickey Mouse dispose dans ses cartons pour l'année prochaine est le dernier film de l'immense "entertainer" Brad Bird. Pour les deux du fond qui ne suivraient pas, le bonhomme a durablement marqué de son empreinte le domaine de l'animation au cours des années 1990 et 2000 : après avoir travaillé sur la série Les Simpson, il a mis en scène le fabuleux Géant de Fer, puis le génialissime Les Indestructibles (le meilleur film de super-héros de tous les temps) ainsi que l'excellent Ratatouille. En 2011, il a fait ses premiers pas dans le cinéma "live" en réalisant le meilleur épisode de Mission : Impossible (Protocole Fantôme), imposant celui-ci comme l'un des "blockbusters" les plus jubilatoires de ces cinq dernières années. Tomorrowland est le long métrage qui a amené Bird à refuser le poste de metteur en scène sur le prochain Star Wars. Co-écrit par lui-même et Damon Lindelof (la seule ombre au tableau), le film relatera les aventures d'une adolescente (Brittany Robertson) et d'un savant désabusé (George Clooney) afin d'empêcher le sinistre David Nix (Hugh Laurie) de corrompre Tomorrowland, une cité futuriste cachée dans un étrange univers parallèle. Le fidèle comparse de Bird, Michael Giacchino, composera la B.O. tandis que la mystérieuse Tomorrowland sera éclairée par Claudio Miranda, le chef op' de L'Odyssée de Pi.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
/http%3A%2F%2Ffr.web.img2.acsta.net%2Fr_640_600%2Fb_1_d6d6d6%2Fpictures%2F14%2F11%2F24%2F15%2F56%2F583014.jpg)
8. PAN DE JOE WRIGHT - 15 JUILLET
Si je m'étais contenté de son pitch et de sa bande annonce pour le juger, il n'aurait probablement pas réussi à intégrer cet liste. En effet, Pan semble s'inscrire dans cette vague de relectures (post-)modernes de contes de fée, en particulier ceux immortalisés par le studio Disney. Voici donc Peter Pan après deux Blanche Neige - une guerrière et une danseuse de Bollywood - et une Belle au bois dormant féministe avec le pitoyable Maléfique, et avant la Cendrillon de Kenneth Branagh puis La Petite Sirène de Sofia Coppola. Si Pan peut prétendre à sortir de ce lot, malgré le fait qu'il soit une énième adaptation des aventures du personnage inventé par J.M. Barrie (après le Disney, le très maladroit Hook de Steven Spielberg et le Peter Pan de P.J. Hogan), c'est grace à son approche et à son équipe. Le scénario écrit par Jason Fuchs, qui a intégré la "Black List" des meilleurs scripts non produits en 2013, prend le parti d'un prequel relatant la venue de Peter à Neverland, son parcours pour devenir le légendaire Pan, son combat contre le pirate Barbe-Noire (Hugh Jackman) et sa rencontre avec son futur ennemi juré : James Hook (Garrett Hedlund). Malgré la polémique sur le choix de l'actrice blanche Rooney Mara pour jouer l'Indienne Lily la Tigresse, et une bande annonce probablement trompeuse sur l'ambiance et l'ambition esthétique du long métrage, Pan intrigue car il est avant tout le nouveau film du meilleur cinéaste britannique à l'heure actuelle. Après les renversants Reviens-moi, Hanna et Anna Karenine, Joe Wright semble être prêt à faire son Hugo Cabret.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

9. THE WALK DE ROBERT ZEMECKIS
On cite souvent les noms de James Cameron, de Steven Spielberg et de George Lucas pour parler des pionniers des effets spéciaux mais on oublie trop souvent celui de Robert Zemeckis. Le protégé du réalisateur d'E.T. possède pourtant un pedigree des plus admirables avec ses Retour vers le futur, son Roger Rabbit qui mélangeait animation et cinéma "live", ou encore ses essais précurseurs avec la "motion capture" (La Légende de Beowulf, Le Drôle de Noël de Scrooge) qu'il dût abandonner pour cause de bides financiers regrettables et de moqueries persistantes de la part d'une presse dépassée. Il était revenu au cinéma "live" avec Flight, un drame surtout mémorable pour sa sidérante séquence de crash d'avion qui avait rappelé à quel point Zemeckis était un metteur en scène génial doublé d'un technicien aussi malin qu'avant-gardiste. Son prochain projet est très prometteur puisqu'il s'agit d'un long métrage sur Philippe Petit, un funambule français qui parvint notamment à accomplir l'exploit de passer d'un toit à un autre sur le World Trade Center. Le sportif avait déjà fait l'objet d'un brillant documentaire, Man on Wire de James Marsh, et Zemeckis entend se servir d'une mise en scène sensorielle et du procédé de la 3D afin d'amplifier la sensation de vertige. Petit sera incarné par Joseph Gordon-Levitt, et il sera accompagné de Charlotte Le Bon, Ben Kingsley et James Badge Dale.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

10. ST. JAMES PLACE DE STEVEN SPIELBERG - 4 NOVEMBRE
Fin 2012, Steven Spielberg venait d'achever une nouvelle période de suractivité qui l'avait vu enchaîner en une quinzaine de mois son Tintin survolté, son larmoyant Cheval de Guerre et son passionnant Lincoln. Après avoir passé plusieurs années à chercher de bons sujets - American Sniper, un film sur Moctezuma avec Javier Bardem, une adaptation du roman de S.F. Robopocalypse - il est enfin parvenu à se décider sur ce qu'il allait faire. Avant son adaptation du Bon Gros Géant de Roald Dalh, prévu le 20 juillet 2016 et écrit par la scénariste de E.T., Spielberg souhaite poursuivre sur une voie plus dramatique et sérieuse avec St. James Place, un thriller co-écrit par rien de moins que les frères Coen. Tom Hanks retrouve son metteur en scène fétiche plus de dix ans après leur dernière collaboration, le très émouvant Le Terminal, qui faisait déjà suite à deux précédentes époustouflantes coopérations : Il faut sauver le soldat Ryan et Arrête-moi si tu peux. Hanks y interprètera James Donovan, un avocat chargé en Pleine Guerre Froide de défendre un pilote de la CIA dont l'avion-espion a été abattu au-dessus de l'Union soviétique. Comme pour les derniers films de Spielberg, le tournage s'est fait dans une discrétion certaine, d'abord à New York, puis à Berlin et en Pologne (c'est la première fois que le cinéaste y retourne un film depuis La Liste de Schindler). Si l'équipe technique reste la même - Janusz Kaminski à la photo, John Williams à la musique, Michael Kahn au montage - le reste du casting est composé de "nouveaux venus" comme Amy Ryan, Alan Alda et Billy Magnussen.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
/http%3A%2F%2Fd1oi7t5trwfj5d.cloudfront.net%2Fa6%2Fdd%2Fd291de4c4e63a372bba6e103f650%2Fspectre-poster.jpg)
11. SPECTRE DE SAM MENDES - 6 NOVEMBRE
Bien qu'il ait eu à essuyer des critiques très injustes lorsqu'il fut choisi pour incarner 007, Daniel Craig a su s'imposer auprès du grand public. Après le magnifique Casino Royale et le très bancal Quantum of Solace, Craig a fait exploser les compteurs à l'occasion de SkyFall, un épisode méta et prestigieux dirigé par l'oscarisé Sam Mendes (American Beauty, Les Noces Rebelles) pour les cinquante ans de la franchise au cinéma. Un milliard de dollars plus tard, les producteurs entendent réitérer l'exploit avec un film au moins aussi grandiose. La tâche ne va pas être facile à remplir pour Craig et Mendes, d'autant plus que le chef op' Roger Deakins n'a pas rempilé alors qu'il avait élaboré les plus belles compositions de sa carrière sur SkyFall. Il est néanmoins remplacé par un directeur de la photographie très capable : Hoyte Van Hoytema (Morse, La Taupe, Her, Interstellar). Spectre emmènera James Bond à Rome, au Maroc, à Mexico-City et dans les Alpes autrichiennes. Dans ce 24ème épisode, Daniel Craig retrouvera Ralph Fiennes, Ben Whishaw et Naomie Harris, et fera face à la vénéneuse Léa Seydoux, au colossal David Bautista, à la sulfureuse Monica Bellucci et à Christoph Waltz qui, selon des rumeurs persistantes, incarnerait Blofeld, le chef de l'organisation criminelle SPECTRE et la nemesis de 007 que l'on avait plus revu depuis trente ans pour cause de droit.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

12. STAR WARS - EPISODE VII : LE REVEIL DE LA FORCE DE J.J. ABRAMS - 18 DECEMBRE
On peut prédire un an en avance que le retour de Star Wars pour une troisième trilogie sera le plus gros carton de 2015, celui qui est dors et déjà assuré de dépasser la barre du milliard de dollars. Aucun échec n'est envisageable ; d'ailleurs, dans le plus improbable des cas, cela engendrerait un choc sismique majeur au sein de l'industrie du divertissement hollywoodien. L'opus initial intitulé Le Réveil de la Force est emballé par J.J. Abrams. Si j'ai longuement expliqué mes craintes concernant ce septième épisode dans un article publié quelques mois plus tôt, je dois avouer avoir mal anticipé la fibre nostalgique que dégage ce projet et la surprise que j'ai eu devant les premières images. Si on pouvait craindre un "fan movie" si dévoué à la mythologie de la trilogie initiale qu'il se limiterait à une intrigue référencielle et craintive, la première bande annonce - vue plus de 40 millions de fois en cinq jours, un record ! - est fidèle à l'esprit de la première trilogie tout en insistant principalement sur le vent de nouveauté que J.J. Abrams et la productrice Kathleen Kennedy entendent apporter. Point de nostalgie facile pour le moment, et on retrouve la matérialité, l'ancienneté et le dépouillement qui manquaient trop à la prélogie de George Lucas. John Boyega, Daisy Riley et Oscar Isaac seront-ils les dignes successeurs de Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrison Ford ? Adam Driver et Andy Serkis seront-ils aussi effrayants que l'illustre Dark Vador ? Abrams va-t-il réussir à se démarquer de l'ombre imposante de Lucas qui pèse encore sur l'univers Star Wars afin de l'ouvrir vers de nouvelles perspectives ? On est encore en droit d'en douter, mais si Abrams parvient effectivement à se transcender, le résultat sera tout bonnement monumental.