Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)
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Titre original : Sorcerer
Film américain sorti le 15 novembre 1977
[sorti en DVD et Blu-ray dézonné le 22 avril 2014]
Réalisé par William Friedkin
Avec Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal,...
Thriller, Aventure
Quatre hommes de nationalités différentes, chacun recherché par la police de son pays, s'associent pour conduire un chargement de nitroglycérine à travers la jungle sud-américaine...
Longtemps inédit après une désastreuse sortie commerciale en 1977, le chef d'oeuvre crépusculaire de William Friedkin dispose enfin d'une somptueuse copie depuis avril dernier. Une bonne occasion pour revenir sur le tragique destin de SORCERER qui est à la fois l'un des "remakes" les plus audacieux jamais faits, l'un des projets cinématographiques les plus fous jamais tentés et l'un des thrillers les plus captivants de tous les temps. Le plus haut fait d'armes d'un cinéaste aussi furieux que génial ainsi que le chant du cygne de l'âge d'or d'un cinéma américain frontal et engagé.
Il y a des films qui sont destinés à marquer l'Histoire du cinéma en devenant des classiques instantanés qui conjuguent à la fois audace esthétique, perfection narrative, succès populaire et reconnaissance critique. On peut citer quelques chanceux comme Autant en Emporte le Vent de Victor Fleming, Le Parrain de Francis Ford Coppola ou encore le très récent Gravity d'Alfonso Cuaron. Et puis il y a d'autres films tout aussi marquants mais qui ont un impact différé. Ils ne font date dans l'Histoire du cinéma qu'après coup, parfois quelques décennies après leurs sorties initiales souvent passées inaperçues. Le temps ne les a pourtant pas oublié et finit par leur rend justice tandis que d'autres oeuvres autrefois célébrées disparaissent dans le néant. Ainsi, le Blade Runner de Ridley Scott n'a acquis son aura de monument de la S.F. au cinéma qu'après moultes remontages et le maudit La Porte du Paradis de Michael Cimino ne trouva les grâces des cinéphiles et des journalistes que bien des années après son retentissant échec commercial qui faillit couler la United Artists et qui mit symboliquement fin à ce second âge d'or du cinéma américain qu'était le "Nouvel Hollywood". Sans aucun doute, le chef d'oeuvre crépusculaire de William Friedkin intitulé Sorcerer - traduit par Le Convoi de la Peur en français afin de souligner la parenté qu'entretient ce "remake" avec Le Salaire de la Peur d'Henri George-Clouzot - est de cette trempe.
Pour bien comprendre les raisons qui ont valu à ce thriller dantesque de subir l'un des sorts les plus injustes qu'un film puisse reçevoir, il faut définir d'abord ce que représentait ce "Nouvel Hollywood" qui a été cité dans le précédent paragraphe. Il s'agissait d'une période qui vit d'importants bouleversements au cours de la décennie 1970 dans la Mecque du 7ème art. Notamment inspirés par le renouveau artistique européen pendant les années 1960 - dont la Nouvelle Vague française - de nombreux cinéastes étasuniens ont commencé à expérimenter et à bouleverser les méthodes de tournage qui étaient communément admises dans les studios californiens : on réduisait les coûts, on amenuisait les équipes et on privilégiait à la fois les décors en extérieurs et les comédiens inconnus pour renforcer une impression de "réalisme" et d'authenticité. En parallèle à la libération des moeurs, aux revendications sociales comme le Mouvement des Droits Civiques et à la violence qui alimentait quotidiennement les médias avec la Guerre du Vietnam, une liberté de ton s'empara dans ces longs métrages mit à mal ce Code Hays qui s'assurait de censurer les oeuvres audiovisuelles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale afin de protéger un soi-disant "bon goût moral".
Ce qui a fait que ces pratiques et cette fureur juvénile ont pu perdurer si longtemps dans l'industrie audiovisuelle sans être trop remises en question, c'est que ces films souvent difficiles, agressifs, engagés et régulièrement réservés à un public d'adultes - une catégorie qui est très rarement visée par les gros studios californiens - ont reçu en leur temps un réel soutien populaire. Les vieux producteurs dépassés, à la tête de grandes entreprises endettées par les "flops" financiers à répétition de divertissements boursouflés et ringards qui peinaient à concurrencer le développement de la télévision dans les foyers (pourquoi aller au cinéma quand on peut voir un bon film dans son salon ?), ne se firent pas prier pour confier les clés de la maison Hollywood à ces "sâles garnements" (les "movie brats", comme les appeleront les journalistes Michael Pye et Linda Myles au début des années 1980) qui semblaient savoir mieux qu'eux ce qui plaisaient et intéressaient alors le public. D'un strict point de vue chronologique, on considère que le "Nouvel Hollywood" a débuté avec les sorties polémiques de Bonnie & Clyde d'Arthur Miller et du culte Easy Riders de Dennis Hooper avant de s'achever avec cette hécatombe économique que fut le western terminal de Cimino. Entretemps, les salles du monde entier se sont mises à afficher les noms d'une nouvelle génération de réalisateurs - la première à être née après la naissance du cinéma - parmi lesquels on comptait le grandiloquent Coppola, le nerveux Martin Scorsese, le "Jean-Luc Godard américain" George Lucas (surnom qui en dit long sur la carrière qu'on lui prédisait avant la fin de la décennie), le voyeur Brian De Palma ou encore le "petit dernier" Steven Spielberg.
William Friedkin est l'un de ces cinéastes. Certes, il était légèrement plus âgé et n'avait pas noué de liens aussi forts avec ces réalisateurs que ceux qui unissaient ces derniers. Mais il faisait parti de cette branche de metteurs en scène pionniers provenant de la télévision - à l'instar de Spielberg et de John Frankenheimer - qui utilisèrent l'expérience acquise dans le milieu du petit écran pour la mettre à profit dans celui du grand écran. Cela ne se faisait pas sans conséquence puisque ces artistes étaient perçus avec méfiance de la part des journalistes et de la profession car la télévision n'avait pas encore reçu ses lettres de noblesse, notamment dans le domaine de la "création fictionnelle". Après avoir fait ses premières armes avec des documentaires, Friedkin frappa un très grand coup en 1971 avec French Connection, un polar urbain d'un réalisme alors inédit qui, de par son succès populaire immédiat, le propulsa dans les hautes sphères de Hollywood, lui permettant au passage de rafler l'Oscar du meilleur réalisateur à tout juste trente-six ans.
Deux ans plus tard, le bonhomme refit le même coup avec le carton de son film d'horreur non seulement terrifiant mais aussi éprouvant et polémique : L'Exorciste. Le genre de long métrage que l'on imaginerait mal figurer aujourd'hui dans la catégorie "meilleurs films" lors d'une cérémonie comme les Academy Awards. C'est dire la position qu'avait Friedkin à ce moment-là ! Après une telle prouesse, il était le maître incontesté de Hollywood. Les producteurs et les banquiers lui baisaient les pieds en lui promettant que son prochain caprice serait satisfait sans la moindre objection. Ca tombe bien, "Wild Billy" se trainait à l'époque une réputation de metteur en scène aussi colérique et perfectionniste qu'outrancièrement tyrannique. Le genre d'artistes auxquel il est conseillé aux producteurs de ne pas leur laisser les mains trop libres s'ils n'ont pas au préalable l'estomac bien accroché et le porte-monnaie franchement garni. Son caprice, Friedkin l'avait déjà en tête depuis plusieurs années et le milieu des années 1970 était le moment idéal pour lui s'il voulait le lancer. Ce projet était le "remake" du Salaire de la Peur et/ou la "réinterprétation" du roman original de Georges Arnaud. Bien qu'il ait promis à Clouzot de faire moins bien que son long métrage pour ne pas le vexer, Friedkin entendait faire les choses en grand. Il engagea d'abord Walon Green, le scénariste de La Horde Sauvage, pour construire son récit. Le casting qu'il souhaitait réunir faisait d'ailleurs rêver : l'américain Steve McQueen fut pris pour le rôle-titre, l'italien Marcello Mastroianni, le français Lino Ventura et le franco-marocain Amidou devaient compléter le quatuor d'antihéros. 1977 allait voir la sortie du "monstre" Sorcerer et allait être l'année qui inscrirait définitivement Friedkin dans la légende. Il ne le savait pas encore, mais 1977 allait se révéler non pas comme l'année qui verrait le couronnement de sa carrière mais comme celle qui marquerait le début de son interminable traversée du désert.
Car à Hollywood, plus que partout ailleurs, la chute peut être aussi brutale que la montée. La première erreur de Friedkin a été de ne pas satisfaire un désir de sa star principale. Friedkin l'expliquait lors d'une interview publiée en décembre dernier sur le site "Capture Mag" :
"McQueen, c'est un vrai rendez-vous manqué. Il aimait beaucoup le scénario mais il voulait que je le réécrive pour donner un rôle à sa femme, Ali MacGraw, ou alors il souhaitait que je lui donne au moins un poste de productrice associée. En plus de ça, il voulait que le film soit tourné aux Etats-Unis et non en Amérique latine. Du coup, je l'ai envoyé balader. Et j'ai eu tort de le faire, je ne ferai pas la même chose aujourd'hui. Car j'ai réalisé entretemps qu'un gros plan sur McQueen est plus important que le plus incroyable des paysages que vous puissiez filmer. C'était idiot de ma part, c'était juste une bête question d'ego et j'ai fait passer cela avant mon film"
Pour l'anecdote, Friedkin commettra une erreur similaire quelques années plus tard lorsqu'il n'attendit pas que Richard Gere libère son agenda pour confier le rôle principal de son sulfureux et excellent film policier Cruising à Al Pacino avec lequel il entretiendra une relation professionnelle pour le moins conflictuelle. Sans McQueen, Friedkin jeta alors son dévolu sur Roy Scheider avec qui il avait travaillé déjà sur French Connection et qui sortait tout juste du triomphe des Dents de la Mer. Inquiet à l'idée de ne pas être assez à l'aise avec la langue de Shakespeare et probablement peiné de devoir à présent partager l'affiche avec une star de moindre renommée, Ventura quitta le navire - à la même époque, il déclina les offres de Spielberg pour Rencontres du 3ème Type et de Coppola pour Apocalypse Now à cause de son inexpérience dans la pratique de l'anglais. Jamais deux sans trois, Marcello Mastroianni jeta l'éponge à son tour après que son épouse Catherine Deneuve ait refusée tout nette de s'installer plusieurs mois en pleine jungle alors que leur fille, Chiara, venait de naître. Seul Amidou resta fidèle au poste, mais le comédien d'Un Homme et une femme était loin de posséder une côte de popularité suffisante pour attirer les foules en Amérique. Pas plus que le pourtant charismatique Bruno Cremer, qui remplaça Ventura, ni que l'espagnol Francisco Rabal, qui écopa du rôle à l'origine prévu pour Mastroianni.
Le tournage en forêt tropicale fut inévitablement une calamitée. Dans un tel environnement, les éléments se déchainèrent contre les hommes, impuissantes victimes des caprices du climat. Le combat douloureux contre cette jungle humide que livra l'équipe fit écho à celui que livraient les quatre personnages principaux pour tenter d'en sortir. Cette souffrance et ce soupçon de folie qui touchèrent les hommes derrière la caméra se retrouvèrent retranscrits sur la pellicule puis projetés à l'écran, un peu à l'image de la mégalomanie expiatrice et hallucinogène d'Apocalypse Now qui découlait directement du délire collectif qui s'était emparé de la production. Ainsi, Friedkin et ses compagnons d'infortune expérimentèrent directement la douloureuse quête expiatrice des antihéros qu'ils filmaient. La photographie phénoménale de Dick Bush et John M. Stephens, deux directeurs de la photographie qui pâtiront grandement de l'indifférence qu'engendra le long métrage à sa sortie, donne à voir quelques-uns des plus beaux plans ténébreux jamais élaborés : l'infernale colonne de flammes qui jaillit en pleine nuit, les regards hantés de Scheider ou de Cremer, l'iconisation monstrueuse des camions (à l'image du véhicule phare du Duel de Spielberg),...
Et surtout cette séquence du pont suspendu. L'une des scènes de suspense les plus sidérantes jamais orchestrées, tout simplement. Le morceau de bravoure central de Sorcerer. Un passage de dix longues minutes qui a nécessité la construction d'un pont à un million de dollar, puis d'un deuxième lorsque le premier devint complètement inutile une fois que le lit de la rivière au-dessus duquel il passait se retrouva à sec à cause d'un anormal déficit de précipitations. Comme les CGI ne devaient se développer que quinze ans plus tard, il fallut tout construire "en dur" afin que Friedkin puisse mettre en scène la séquence qui, de son propre aveu, fut de très loin la plus compliquée qu'il ait eu à élaborer : sous une pluie battante, les deux camions remplis d'explosifs doivent traverser ce pont en bois branlant qui voltige sous leur poid et sous le souffle de la tempête. Aujourd'hui encore, la séquence laisse bouche bée tant on peine à conçevoir toute la logistique nécessaire à la concrétisation de ce passage - Spielberg, probablement très impressionné par la dite-séquence, fera un clin d'oeil à cette dernière avec la scène du double-bus dans Jurassic Park II - Le Monde Perdu.
Mais malgré la démesure des moyens - le budget atteignant les 22 millions de dollars à cause de son tournage contraignant aux quatre coins de la planète, le film ne parvint pas à faire l'évènement. Son casting n'était certes pas des plus accrocheurs pour une production de cette ampleur mais cela ne suffit pas à expliquer le mauvais accueil qu'il a reçu. La vraie raison est que Sorcerer est sorti un tantinet trop tard. Sorcerer est l'archétype du film qui est sorti au mauvais moment. En 1977, la guerre du Vietnam était terminée et l'Amérique venait de se prendre en pleine figure le scandale du Watergate qui força Nixon à quitter la présidence. Les Etats-Unis étaient épuisés et humiliés. Ce que la population voulait dorénavant, c'était du divertissement plaisant qui lui redonnerait le sourire le temps de quelques heures. Assez d'antihéros dépressifs et ambigüs, d'intrigues violentes et cyniques, d'expérimentations étranges et désagréables ! Place aux rêves naïfs et colorés ! De l'"entertainment" qui divertit - dans tous les sens du terme. Le cinéma ne devait plus être un reflet de cette actualité maussade et se devait même de placer un rideau pudique afin de le cacher. Mais il demeura en fait le miroir indirect d'un public lassé et désenchanté. Si le cinéma montrait des destins américains heureux alors que l'Amérique allait mal, ce n'était pas parce qu'il était déconnecté de la réalité : il dévoilait juste ce que voulaient les Américains, ce qu'ils souhaitaient retrouver : l'innocence, le sens de la justice, le combat pour les belles causes, l'amour pour sa patrie,... Des valeurs positives que défendait justement ce Superman qui voltigeait alors sous les traits de Christopher Reeves.
Ironie du sort, Sorcerer sortit aux Etats-Unis en mai 1977. Une date bien connue des cinéphiles puisqu'elle coïncide avec celle du premier opus de La Guerre des Etoiles réalisé par George Lucas. Or le célébrissime "space-opera" offrit exactement ce que le spectateur réclamait : du grand spectacle, de l'évasion, de l'héroïsme, de l'optimisme,... Friedkin, qui faisait parti des nombreux cinéastes à se moquer de cette "lubie" de Lucas, se prit une claque. Comme beaucoup - dont Coppola et DePalma - il n'avait pas vu venir ce retournement : le film pour enfant plein de trucages récolta un triomphe si demesuré qu'il en bouleversa son propre instigateur. De son côté, Friedkin ne compris que trop tard que son Sorcerer, malgré toute l'ambition et toute la fureur qu'il avait pu y mettre, allait devenir la première victime symbolique du déclin du Nouvel Hollywood (qui entraina celui d'une bonne partie des cinéastes qui y avait fait des débuts tonitruants). Lucas n'avait pas moins sué sang et eau pour defendre son film, lui-aussi dénué de star, mais ce fut lui le vainqueur car il répondait (peut-être involontairement ?) aux aspirations du peuple américain. Lucas lui tendait un futur pleins de technologies de pointe et de jeunes WASP valeureux prêts à prendre des sabres laser pour défendre leur patrie (symbolisée par cette figure d'autorité qu'est la princesse Leïa). Friedkin leur montrait sans ambage le visage peu aimable d'une humanité corrompue et antipathique. Ses héros étaient des gangsters, des escrocs, des tueurs et des terroristes tandis que la quête rédemptrice de ces derniers étaient aussi désespérée et éprouvante que peu satisfaisante.
Aucunement soutenu par une presse qui préféra se tourner sur le phénomène Star Wars que personne n'avait vu venir, Sorcerer fut sacrifié à sa sortie. Il ne recoupa pas son budget, fut sorti à la sauvette puis aussitôt oublié. Friedkin entama une longue descente aux Enfers, enchainant sans compromis des longs métrages pessimistes et violents qui rencontrèrent de moins en moins de succès. Si ses films demeuraient brillants, l'aura de Friedkin décrut franchement au sein de Hollywood. Il fallut attendre les années 2000, avec des thrillers indépendants rageurs comme Bud et Killer Joe, pour que l'on recommença à s'intéresser au réalisateur et à reconsidérer l'ensemble de sa carrière. "Wild Billy" n'avait cependant toujours pas digéré l'accueil réservé à ce qu'il considère comme son meilleur film et il lutta pendant plusieurs années pour le restaurer, le reprojeter (notamment en festivals) et le réexploiter. Après avoir dû faire face à des problèmes concernant le droit de propriété du film, Friedkin y est enfin parvenu. Son Sorcerer est acclamé partout où il passe et est maintenant perçu tel qu'il est : un "suvival" d'une noirceur somptueuse et d'une justesse tétanisante qui surpasse en pas mal de points le pourtant excellent film de Clouzot qui lui servait de modèle. Un morceau de cinéma brut, sans concession, qui fascine longtemps après la fin de la projection. Depuis avril, le long métrage dispose maintenant d'un écrin digne de son rang de "classique". Alors foncez, et accrochez-vous à votre siège pour apprécier cette odyssée cinématographique viscérale comme on en produit malheureusement quasiment plus depuis trente ans. Pendant ce temps, Friedkin, entre deux mises en scène d'opéra, ne compte pas baisser sa garde. Renforcé par son regain de popularité, le cinéaste qui a l'énergie d'un jeune homme plein de fougue prévoit de tourner à soixante-dix neuf ans un biopic produit par HBO sur l'actrice Mae West. Cette dernière fit à de nombreuses reprises scandale et lutta ardemment contre la censure pendant les années 1930. Un "alter ego" sur mesure, en somme.
BONUS - Invité d'honneur de l'édition 2013 du festival "Toute la mémoire du monde", William Friedkin a offert il y a quelques mois une leçon de cinéma à la Cinémathèque autour de Sorcerer [attention, spoilers !] :
www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/rencontres-conferences/espace-videos/master-class-william-friedkin-propos-sorcerer,v,701.html