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Un blog regroupant les critiques et les articles de deux frères, cinéphiles amateurs mais érudits (un peu, en tout cas)

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TRUE DETECTIVE

Série télévisée américaine diffusée à partir du 13 janvier 2014

[sortie en DVD et Blu-ray le 11 juin 2014]

Crée par Nic Pizzolato et réalisée par Cary Fukunaga

Avec Matthew McConaughey, Woody Harrelson, Michelle Monaghan,...

Drame, Policier, Chronique judiciaire

La traque d'un tueur en série amorcée en 1995 à travers les enquêtes croisées et complémentaires de deux détectives, Rust Cohle et Martin Hart...

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Bien qu'étant produite et diffusée en tant que mini-série, True Detective est clairement une oeuvre globale et autonome qui se détache des codes télévisuels. Ce qui est en fait un long métrage déguisé de huit heures recèle davantage de prouesses de cinéma que la quasi-intégralité de la production hollywoodienne sortie depuis le début de cette année. Ecrite avec une précision maniaque, cette ténébreuse chronique policière servie par deux acteurs de génie et un jeune cinéaste qui s'impose comme l'un des plus grands de sa génération est la plus impressionnante que l'on ait pu voir depuis le Zodiac de David Fincher.

Ce n'est plus un secret pour personne en Amérique : le cinéma est complètement à la traine par rapport à la télévision. Pendant les années 1960, bon nombre de critiques avait mis en garde contre la terrible menace que pouvait représenter le petit écran. Ce dernier a essuyé un flot incessant d'injures de la part de journalistes culturels méprisants qui y voyaient là l'arme s'apprêtant à tuer le cinéma. Adieu le grand écran, l'ambition esthétique ; place à la consensualité, aux "soap operas", aux intrigues mesquines, le tout entrecoupé par dix pages publicitaires afin de pousser le spectateur jamais très attentif à la consommation une fois que le programme serait terminé. La petite boite noire qui fit le bonheur de la ménagère et de la famille parfaite lors de son développement après la Seconde Guerre mondiale en a vu des vertes et des pas mûres en étant accusé de tous les maux imaginables. L'ironie veut que, quarante ans après, la télévision ait effectivement supplanté le cinéma américain. Mais sa victoire n'est pas injustifiée. Elle ne s'est pas faite par quelques bidouillages commerciaux. Le cinéma hollywoodien s'est flingué tout seul, préférant ne mettre ses billes que dans des "blockbusters" basés sur des "comic books" ou sur des marques de jouets quand il ne produit pas à la chaine des "remakes" sans audace et donc forcément sans intérêt.

De son côté, le petit écran a roulé sa bosse de façon admirable pour gagner ses lettres de noblesse. L'audace et l'ambition tant visuelle que narrative ou thématique se trouvent là à présent. Ce n'est pas pour rien que des pointures du 7ème art comme Martin Scorsese ou Fincher se sont lancés dans ce milieu par le biais des excellentes séries Broadwalk Empire et House of Cards. Et la liste des cinéastes qui ont travaillé - ou qui s'apprêtent à le faire - dans ce nouveau média est interminable : William Friedkin et Quentin Tarantino ont mis en scène des épisodes des Experts ; Steven Spielberg produit des séries à la pelle (Urgences, Terra Nova, Falling Skies, Under the Dome et évidemment Band of Brothers ainsi que sa suite The Pacific) et a envisagé de faire son Lincoln via HBO après avoir essuyé les craintes des studios de cinéma ; Ridley et feu-Tony Scott furent derrière la production du phénomène Game of Throne ; Guillermo Del Toro a chapeauté sa première série The Strain tandis que les Wachowski préparent la leur avec Sense8 et que Sam Mendes parraine Penny Dreadful ; Steven Soderbergh a même quitté le milieu du cinéma - qu'il considère comme dépassé et frileux - afin de poursuivre plus librement sa carrière par le biais de la série The Knick ;...

Ces prises de risque payantes ont permis à la télévision américaine de se doter de budgets plus confortables et d'obtenir les services de stars du grand écran. Il faut dire que ce média offre son lot d'avantages grâce à son format facilitant l'élaboration puis la diffusion de récits amples et denses. De plus, il y a visiblement une réelle permissivité de la censure dans le milieu télévisuel qui confère une liberté de ton aux cinéastes qu'ils n'avaient plus eu depuis les glorieuses années 1970. Bref, si vous cherchez des sujets sensibles, de fascinantes reconstitutions historiques, du drame poignant, de l'humour corrosif, des thrillers haletants, c'est dorénavant à la télévision que ça se passe et l'on ne compte plus les Breaking Bad, les Mad Men, les The WireLes Sopranos, les The Shield, les Six Feet Under, les Battlestar Galactica, et les Walking Dead - sans compter des animés comme Les Simpson, South Park et Bob l'éponge - qui ont suffit à le prouver dernièrement. Et les grands artistes de demain sortent aussi de son giron. Il est fini le temps où un Friedkin, un Spielberg et un John Schlesinger portaient leurs passifs télévisuels comme un fardeau - les critiques et leurs collaborateurs les regardant alors régulièrement avec condescendance à ce sujet. David Lynch et son mémorable Twin Peaks ne constitue plus une anomalie dans le paysage audiovisuel étasunien. Maintenant, un téléaste comme J.J. Abrams peut se retrouver aux commandes du film le plus attendu de la décennie - Star Wars - épisode VII pour ceux qui vivraient dans une caverne depuis des mois.

C'est dans un contexte aussi favorable qu'une oeuvre comme True Detective a pu voir le jour. Et le résultat est si enthousiasmant que je vais faire une entorse à la ligne directrice que j'avais imposé à ce blog : ne parler que de films - règle que j'avais bafoué autrefois à l'occasion du troublant Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa, mini-série qui était sortie directement sur nos écrans sous la forme de deux longs métrages, et du très touchant téléfilm Ma Vie avec Liberace de Soderbergh qui avait été diffusé dans les cinémas français. Or la vision de cette chronique judiciaire écrite par Nic Pizzolatto et réalisée par Cary Fukunaka révèle à quel point le média télévisuel s'est nourri des codes du cinéma ces dernières années, au point de le supplanter sur son propre terrain. Il serait criminel de faire fi de ce True Detective pour accorder du temps à des "blockbusters" marveliens aseptisés alors que celui-ci est mille fois plus novateur, ambitieux et exaltant sur le plan cinématographique. Les médium change et la définition du "cinéma" se fait de plus en plus difficile à saisir et à délimiter. Aujourd'hui, un téléfilm ou une mini-série peut être plus cinégénique que certains longs métrages ayant pourtant les honneurs du grand écran. On pourrait presque considérer que, dans certains cas, ce n'est plus le moyen de diffusion qui distingue un film d'une série mais uniquement la durée de la fiction. De leur côté, les studios "sérialisent" leurs bébés en multipliant les suites et les cliffhangers sous forme de scènes post-générique (on ne mesure pas encore assez le mal qu'a fait au cinéma américain le projet "Avengers" par Marvel).

D'ailleurs, True Detective n'est de toute façon pas une série comme les autres. Si son concept sera repris à l'occasion de plusieurs saisons, l'intrigue de la première qui se déroule en Louisiane et qui concerne un duo d'enquêteurs pourchassant un "serial killer" connu sous le nom de "Yellow King" (le Roi Jaune) s'achève purement et simplement à la fin du huitième épisode. Les futures saisons traiteront d'autres affaires, mettront en scène de nouveaux personnages et choisiront un cadre différent. Autre distinction qui a son importance : tous les épisodes sont réalisés par la même équipe et le même metteur en scène, ce qui confère une identité et une unité esthétique à l'ensemble. On ne saurait mieux l'expliquer que Fukanaka lui-même, jeune réalisateur américain qui avait déjà fait forte impression - à juste titre - avec ses deux premiers films, le très tendu Sin Nombre et une nouvelle adaptation du fameux roman Jane Eyre. A l'occasion d'une interview pour le site web Collider, le petit prodige qui s'impose comme le plus doué des jeunes cinéastes étasuniens à l'heure actuelle déclarait ceci lorsqu'on lui demandait s'il avait envisagé le tournage de True Detective comme celui d'un seul très long film :

"Je le [True Detective] perçois plutôt comme un film de huit heures qui aurait été découpé en chapîtres. Je ne l'ai jamais vraiment envisagé comme un show télévisé. Je pense que ces derniers prennent une forme différente. Evidemment, beaucoup d'entre eux sont élaborés selon une suite d'épisodes chronologiques et ceux-ci sont supposés être regardés dans l'ordre indiqué, mais la plupart du temps cela n'est pas forcément nécessaire. Vous regardez souvent des personnages qui n'évoluent pas énormément entre chaque épisode. C'est pour cela que je considère davantage True Detective comme une oeuvre entière, avec un début, un milieu et une conclusion. A la fin, c'est réellement terminé. Dans ce sens, entièrement participer à sa fabrication plutôt que de partager le travail et la vue d'ensemble était une démarche évidente à mes yeux. "

Alors suivons-le mot-pour-mot et abordons True Detective dans son ensemble, comme une oeuvre globale dont on regarde les chapîtres successivement et non en les espacçant à chaque fois d'une semaine comme cela a été le cas lors de sa diffusion initiale. Cette manière de le regarder, d'autant plus lorsque l'on s'y attèle quelques mois après le "buzz" médiatique que True Detective a enclenché en janvier dernier, évite certaines déconvenues. En effet, impossible d'élaborer des théories alambiquées au sujet du "whodunit" afin de patienter pendant les sept jours séparant un épisode du suivant ; une manière d'attendre qui a probablement induit en erreur un certain nombre de spectateurs qui ont fini par se persuader - au fil des chapîtres - que cette enquête policière était de la même étoffe que Lost : un enchevêtrement d'indices mystérieux, de sous-intrigues prévues pour être liées, de secrets conspirationnistes grandiloquents destinés à être révélés et résolus lors de l'épisode conclusif... Or si on le regarde directement comme un objet total, la visée de True Detective est évidente et sans détour. A l'instar du ténébreux Prisoners de Denis Villeneuve, la mini-série de Pizzolatto et Fukunaka s'intéresse moins à l'enquête policière elle-même ou à sa résolution que sur la façon dont elle affecte ceux qu'elle touche. En cela, True Detective est très proche de la démarche de Zodiac et du mémorable Memories of Murder de Bong Joon-ho. Au point que Pizzolatto ose éviter le piège de la révélation spectaculaire ou du "twist" que tout le monde attendait - voire espérait - pour privilégier une résolution infiniment plus logique et plus réaliste, au risque de s'aliéner la part du public qui s'était mis à se tirer les cheveux afin de déméler l'affaire du "Yellow King".

La dynamique centrale de True Detective réside en premier lieu dans l'interraction entre les deux protagonistes principaux. Relation typique du "buddy movie" puisqu'elle lie deux enquêteurs que tout oppose. D'un côté il y a Rust Cohle, la star du show incarnée par Matthew McConaughey dans ce qui est peut-être le plus beau rôle de sa carrière qui comptait déjà une palanquée de personnages inoubliables. Il est le moteur du duo. C'est lui qui est le plus excentrique des deux héros, le plus instable, le plus fascinant, le plus charismatique et le plus mystérieux. Il est le "Sherlock Holmes" de True Detective. Il est d'autant plus étrange que ses tirades alambiquées le rendent vaguement mystique et tordu, au point qu'il passe évidemment à un moment par l'inévitable case du "suspect principal". Matthew McConaughey livre un véritable tour de force à cette occasion. Il vole la vedette à son partenaire. Ce dernier, s'appelant Martin Hart et étant incarné par Woody Harrelson, mérite pourtant largement qu'on s'y arrête. A l'instar du Dr. Watson incarné par Martin Freeman dans la géniale série britannique Sherlock, il est un faux-"sidekick" car, malgré sa très relative mise en retrait, il n'est en fait pas un personnage moins approfondi que celui qu'il accompagne. A ce titre, Harrelson livre une prestation absolument remarquable, injustement passée sous silence en janvier dernier lorsque le tout-Hollywood annonçait déjà que son partenaire allait être le nouvel acteur oscarisé. Son rôle est moins facile, moins tonitruant, moins exhubérant mais il n'en est pas moins tout aussi passionnant.

C'est ce parcours mené par ces deux hommes écorchés vifs, étendu sur près de vingt années, qui sert de fil rouge unissant ces huit épisodes. Des représentants de l'ordre plus qu'ambigus puisqu'ils manient la notion de "vérité" comme bon leur semble. A de nombreuses reprises, Fukunaka fait apparaitre une dichotomie dans son montage parallèle entre ce que les personnages racontent lors de leur interrogatoire en 2012 et les actions qui se sont réellement déroulées quinze ans auparavant. Cela confère une grande profondeur à ces deux anti-héros faillibles mais aussi et surtout à leur relation puisque leurs différences les amènent régulièrement à se confronter, à s'opposer avant qu'ils ne soient contraints de s'unir en faisant fi de cette inadéquation totale entre leurs caractères. De fait, les quatre premiers épisodes suivent un déroulé plutôt classique : deux flics qui ne peuvent s'entendre enquêtent sur une série de disparitions émaillées de signes ésotériques laissés par un criminel illuminé voulant composer une vue d'ensemble à connotation apocalyptique. On marche dans les pas du Se7en ou du Zodiac de Fincher. On est en terrain connu même si ce récit classique fonctionne parfaitement grâce à la somptueuse photographie ténébreuse d'Adam Arkapow (futur grand nom dans le domaine de la direction de la photographie qui n'en est pas à son premier essai puisqu'il avait déjà éclairé l'impressionnante série de Jane Campion intitulée Top of the Lake) ; à la diretion artistique phénoménale qui confère une tangibilité et une identité forte au décor-"personnage" de la Louisiane ; au scénario minutieux qui réserve son lot de dialogues accrocheurs ; et surtout aux deux acteurs principaux.

Mais c'est à partir de son quatrième chapître intitulé "Who Goes There" que True Detective entre dans une toute autre stratosphère, brisant définitivement cette frontière entre cinéma et télévision qui ne faisait déjà que s'effilocher tout en s'imposant comme l'une des plus inoubliables chroniques policières que l'Amérique ait jamais produit sur un écran, et ce, peu importe sa taille. L'épisode a fait grand bruit lors de sa première diffusion à juste titre. C'est dans celui-ci qu'apparait une rupture centrale. Peu importe que Pizzolatto clâme que son histoire a été élaborée selon trois actes temporel, True Detective apparait d'abord comme une histoire divisée en deux étapes : la première est une intrigue policière classique, la seconde en brise le moindre code. C'est lors de cet épisode que l'intégrité inébranlable et la foi sans borne que Hart porte à l'idée de "famille" commencent à se fissurer aux yeux du public. C'est à ce moment-là que le caractère "borderline" de Cohle est définitivement établi avec son passé d'infiltré qui rejaillit afin de permettre à l'enquête de progresser. C'est surtout à cet instant qu'apparait sans prévenir ce que beaucoup considère à raison comme l'une des séquences fictionnelles les plus sidérantes de l'Histoire de la télévision.

De prime abord, le choix de filmer en un plan séquence la fusillade auquel participe Cohle lors de son infiltration dans un gang de bikers peut paraitre ostentatoire. D'une certaine manière, il l'est à raison car Fukunaka et Arkapow ont bien fait en sorte que l'on retienne précisément ce moment charnière où tout bascule. Ce morceau de viscéralité brute, chorégraphié à la perfection et dégageant une tension incroyable (on parle d'une prouesse cinématographique digne de Martin Scorsese ou d'Alfonso Cuaron), est évidemment la bascule qui fait inconsciemment comprendre au spectateur que l'on va à présent passer aux choses sérieuses. Par bien des aspects, la visée symbolique de cette scène d'action n'est pas sans rappeler celle de la monumentale course-poursuite motorisée du grand Police Fédérale : Los Angeles de Friedkin. Dans cette dernière, les deux flics incarnés par William Petersen et John Pankow s'engageaient littéralement et métaphorique sur une "wrong way", scellant ainsi leur penchant pour l'autodestruction et annonçant par cette "sortie de route" qu'ils s'apprêtent à la fois à perdre leur intégrité et leur sens de la justice. Ce passage charnière orchestré de façon géniale amène les héros de True Detective à accomplir leur propre sortie de route, leur tout premier écart - à la fois par rapport aux règles de la profession qu'ils représentent mais aussi par rapport aux règles du genre cinématographique dans lequel ils évoluent.

Après avoir dépassé le milieu de l'intrigue, la moralité des enquêteurs est questionée sur le champ lors du cinquième chapître. Plus rien n'est comme avant après ce pacte de silence entre les deux antihéros pour masquer une vérité embarrassante qu'ils auraient pourtant dû mettre en lumière. L'autrefois fascinant flic associal et désabusé qu'était Cohle apparait alors comme un être instable, obsessionnel et potentiellement dangereux tandis que Hart détruit encore et encore son mariage - on ne parle pas assez d'elle, les femmes étant ici en retrait bien que n'étant pas non plus réduites à des figures uniformes, mais Michelle Monaghan livre une prestation franchement impressionnante tant elle parvient à conférer une force presqu'inquiétante à cette "femme au foyer". La narration change elle-aussi. Elle s'étend davantage et délaisse peu-à-peu ces scènes d'interrogatoires dans le présent, qui justifiaient jusque là l'emploi de flash-backs, pour gagner en autonomie. L'enquête, que l'on croit à tort résolue lors de l'épisode cinq laisse davantage de place au réalisateur et au scénariste pour montrer cette impossible interractivité entre les deux détectives, ce qui va aboutir à un acte irréparable qui les transformera en ennemis jurés. 

La véritable jubilation lors du dernier épisode n'est donc pas tant de voir le mystère être définitivement résolu - True Detective évitant résolumment les twists, le "tout-est-lié" et ne faisant finalement aucun ambage quant à l'identité du tueur (l'hystérie qui a saisi les téléspectateurs lors de la première diffusion est incompréhensible lorsqu'on projette la série en un seul bloc) - que d'assister enfin à cette parfaite harmonie qui unie les deux héros complètement brisés quinze ans plus tard lorsqu'ils parviennent enfin à Carcosa. Ce dernier est le palais du "Yellow King", perdu dans le bayou et qui apparait comme le tortueux labyrinthe mental de son "seigneur" dans lesquels les détectives doivent se perdre pour l'en déloger - à l'instar de Clarice Starling (Jodie Foster) qui s'enfonçait dans la cave du "serial killer" qu'elle traquait dans Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme. Ce n'est qu'après avoir pénétré l'endroit le plus noir sur Terre, vu le lieu mystique le plus infernal qui soit et surtout fait l'expérience de ce que l'homme peut avoir de plus sombre en lui, que les deux détectives pourront peut-être voir leur conception désabusé du monde être bouleversée afin de les replacer sur cette bonne voie qu'ils avaient quitté et de leur permettre de poursuivre leur combat de détective : chercher puis exposer la vérité pour amener ainsi "la lumière" à faire un (petit) pas de plus vers sa victoire contre les ténèbres lors de ce combat antédiluvien opposant le Bien et le Mal.

9.5 / 10

Bonus 1. Le fameux plan séquence cloturant l'épisode 4 - "Who Goes There". Matthew McConaughey infiltre un gang de bikers afin d'entrer en contact avec le suspect principal de l'enquête qu'il mène avec son partenaire joué par Woody Harrelson. Il fait croire qu'il veut vendre de la drogue pour gagner la confiance du chef, Ginger. Ce dernier accepte la proposition à la condition que McConaughey l'aide à cambrioler la maison d'un gangster local ; ce qu'il consent à faire sans hésitation après avoir passablement sniffé quelques lignes de cocaine.

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Bonus 2. Le générique d'ouverture absolument sublime de la série. D'ailleurs l'ensemble de la B.O. est un 'must'.

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